© INTERNEEn 2001, 150.000 portables ont été déclarés dérobés en France. Après plusieurs réunions avec les représentants des pouvoirs publics, les opérateurs de téléphonies mobiles ont décidé de prendre le taureau par les cornes. Ils ont décidé de la mise en place d'une base de données commune qui permettra de rendre inutilisables les portables volés. Ce système reposera sur l'identification et le traçage des portables déclarés volés grâce à leur numéro d'identité IMEI (International Mobile Equipment Identity).
"Aujourd'hui, lorsqu'un mobile est déclaré volé, on appelle le service client (de son opérateur) et la carte SIM est éteinte", a expliqué M. Quillot. Avec le futur système, "on identifiera et on tracera le numéro IMEI des mobiles volés et on pourra ainsi agir non seulement sur la carte SIM mais aussi sur le mobile pour lutter contre le recel", a-t-il poursuivi.
En effet, lorsqu'un portable est volé, il peux encore être utilisé en changeant la puce qui correspond à l'abonnement. Cette base de données interdirait l'utilisation de ce téléphone portable sur tous les réseaux mobiles français.
Reste un épineux problème technique : cette méthode ne sera efficace que pour les nouveaux portables. En effet, seuls les derniers portables comportent un numéro IMEI stocké "en dur" dans un composant. Jusqu'à maintenant, ces données pouvaient être modifiées de façon logiciels avec des programmes disponibles sur le Web. Il faut ajouter que certains numéros IMEI peuvent avoir été attribués à plusieurs portables par les constructeurs. Malgré ces restrictions, le dispositif devrait être opérationnel officiellement dès la fin d'année. Didier Quillot, directeur général d'Orange France, a même précisé qu'il serait "déjà pleinement efficace à partir de juin 2002".
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