Le Web dans les yeux

Par Jean-Philippe BAY, le 01 mars 2002 à 19h05 , mis à jour le 28 février 2002 à 19h35

Pour améliorer l'efficacité et l'impact des pages Web, les experts n'hésitent pas à employer les dernières technologies, à l'instar de l'eye tracking.

eye tracking © INTERNE

La technologie fera-elle la différence dans la course à l'audience ? Pour améliorer l'impact d'un site sur son lectorat, les méthodes s'affinent. Venu tout droit de la presse papier et des études comportementales, l'eye tracking a fait son apparition dans les outils utilisés par les cabinets d'études.
Cette méthode consiste à suivre le regard de l'internaute au moyen d'un casque ou d'un système fixe qui enregistre les mouvements de yeux. En collaboration avec le laboratoire Clips/IMAG, la société Novadys a développé cette méthode pour aider les concepteurs de sites à améliorer l'ergonomie de leur maquette.

Des règles mais pas de remède miracle

L'utilisation de cette technologie très avancée ne débouche pas forcément sur des résultats spectaculaires. La difficulté est surtout dans l'interprétation des données recueillies par ce système. Quelques généralités ont pu être dégagées et influencent aujourd'hui de nombreux portails sur la constitution de leur page. Selon Luc Rodet, directeur de Novadys, "les études déjà engagées ont montré que plus de 50 % du temps passé à regarder une page Web se ferait sur les titres." Plus étonnant, le rôle des photos dans une page Web dépendrait du passé d'internaute des lecteurs. Les "professionnels" du Web passeraient moins de 5 % du temps de lecture à regarder les photos contre 40 % pour les débutants du Web.
Quant à savoir comment mettre en valeur les publicités, l'eye tracking n'a pas apporté de solution. Selon Luc Rodet, quelle que soit leur place, les publicités en images n'attirent que l'oeil des débutants.

De multiples applications

L'eye tracking ne se limite pas au Web. Cette technologie peut être appliquée à toutes les interfaces informatiques. La société Novadys a, par exemple, travaillé sur les écrans radar utilisés par les contrôleurs aériens. On imagine bien que dans ce métier, le moindre pixel ne doit pas échapper à la surveillance de l'utilisateur.

Par Jean-Philippe BAY le 01 mars 2002 à 19:05
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