© INTERNEL'Eglise de scientologie ne supporte pas la critique. Et dès sa naissance, le site
"Operation Clambake" (Opération remue-ménage) a provoqué sa colère. On y trouve une compilation d’articles de presse décrivant les effets néfastes, les mensonges ou les escroqueries de la scientologie, des dossiers sur diverses affaires plus ou moins retentissantes dans lesquelles apparaissaient des scientologues, le tout animé par Andreas Heldal-Lund, un Norvégien farouchement anti-scientologue. L'Eglise, toujours prompte lorsqu’elle est en danger à brandir le paravent de la liberté d’expression, a décidé de réagir. Et elle s’est efforcée de faire disparaître le site critique, ni plus ni moins.Tout d’abord, elle s’est attaquée directement… à Google. Invoquant une loi américaine sur le droit de reproduction numérique, le Digital Millenium Copyright Act, l'Eglise de scientologie a sommé le moteur de recherche de cesser de référencer un certain nombre de pages qui reproduisaient des textes propres à la secte, sans autorisation. Andreas Heldal-Lund, lui, affirme que ces reproductions sont permises par la clause du fair use (utilisation équitable), une clause de la loi sur le droit d'auteur qui autorise la citation d’informations protégées à des fins de critique, d'enseignement ou de recherche. Quoi qu’il en soit, la liste fournie par l'Eglise de scientologie regroupait la totalité des pages du site Operation Clambake ; si Goggle s’était prêté aux exigences des scientologues, le site se serait tout simplement vu privé de référencement. Or, si le moteur de recherche a reculé face à la menace de poursuites brandies par l'Église de scientologie, il a cependant continué à référencer une page… la page de garde du site, qui apparaît toujours en quatrième position lorsqu’on lance une recherche sur "scientology". Echec, donc, sur ce plan, pour les scientologues.
Mais ce n’est pas tout. L'Eglise de scientologie a aussi essayé de priver le site critique de fournisseur d'accès. Pour cela, elle s’est attaquée à la firme américaine Cignal Global Communications, prestataire de service d'Xtented Internet, lui-même fournisseur d'accès d'Operation Clambake. Face à la menace de procès, Cignal a essayé de faire pression sur Xtented Internet, et, devant le refus de ce dernier de se plier aux injonctions des scientologues, a décidé de résilier son contrat (
voir les diverses étapes de la confrontation Cignal/Xtended Internet). Pour l’instant, Operation Clambake est donc toujours référencé, et dispose toujours d’un fournisseur d’accès… mais jusqu’à quand ?
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