© INTERNEWarner aurait-il, contre toute attente, décidé de retourner sa veste ? Alors que l'industrie cinématographique est actuellement obsédée par la piraterie de ses produits, il semblerait que le studio holywoodien ait opté pour une expérience des plus inédites : vendre un de ses films les plus rentables sans protection aucune. Histoire de voir si la copie est vraiment dommageable à ses ventes, et s'il est vraiment nécessaire d'investir dans d'onéreux systèmes de protection.
Harry Potter, grand succès de l'année passée, est sorti aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne dépourvu du notoire Macrovision, système qui brouille le signal de toute vidéo lorsqu'on tente de la copier. Le magazine New Scientist a révélé l'absence de ce système, pourtant très courant, sur les vidéos du film.
Selon le magazine, cette omission serait volontaire. Harry Potter ayant été largement distribué sur les réseaux pirates avant même sa sortie officielle en vidéo, protéger celles-ci aurait coûté bien cher, pour une efficacité qui reste à prouver. Installer Macrovision coûte en effet cinq cents par copie, et rien ne prouve qu'une cassette ou un DVD non protégé se vende moins bien.
Contacté par New Scientis, Warner UK dément tenter telle expérience. Mais leurs arguments ne tiennent pas : ils expliquent qu'une partie seulement des cassettes aurait été protégée, alors que le directeur de Macrovision affirme que sa compagnie "exige que le logo Macrovision apparaisse sur la jaquette si tous les exemplaires n'en sont pas pourvus". Ce qui n'est pas le cas.
A supposer que Warner ait réellement tenté le coup, le résultat d'un tel coup de poker pourrait secouer l'industrie de l'entertainment… Si un grand studio montrait que les protections – et donc la piraterie - n'ont pas d'impact sur les ventes, c'est tout l'argumentaire des studios et des majors qui s'écroulerait. Eux qui ne cessent de brandir l'épouvantail pirate pourraient être amenés à revoir leurs positions…
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