© INTERNEOn le présente comme le jeu de l’année, Warcraft 3 est en tête des ventes de jeux depuis son lancement. Et pourtant, ce jeu qui remporte un très beau succès commercial a été piraté trois semaines… avant son lancement mondial. Pire, la mise à jour du jeu de Blizzard (qui contenait aussi une protection) a été copiée une heure après sa sortie officielle. Encore une fois, les groupes de pirates de logiciels ont frappé fort. Et la raison en est simple : selon un de leurs représentants, 99% des protections existantes sur les CD-rom de jeux ne tiennent pas plus d’une semaine face aux " crackeurs ". Ces spécialistes de la programmation ont fait de leur passe-temps le piratage des codes empéchant la copie des jeux et des logiciels informatiques.
L’étrange comportement des éditeurs
Malgré les gesticulations des éditeurs qui dénoncent depuis 20 ans un piratage toujours plus important, il semble que la volonté de protéger les œuvres ludiques ne soit pas si forcenée qu’on voudrait l’afficher. Le travail des crackeurs reste simple : " la plupart des éditeurs se contentent de protection qui datent de plusieurs mois " explique un pirate. " Depuis peu, on constate l’arrivée de systèmes plus coriaces mais uniquement sur les marchés très exposés comme la Russie ou l’Asie. Etrangement, ces dernières sont absentes du côté européen et américain…" ajoute-t-il.
Effet retardant
Les protections contre la copie sont apparues avec les disquettes qui, dès le début, pouvaient être dupliquées par des utilisateurs indélicats. Elles empèchent en théorie de copier certaines informations du support de jeu qui sont indispensables à son fonctionnement. L’arrivée des graveurs de CD-Rom puis de Dvd n’a fait que transférer les technologies de protection sur ces supports. Aujourd’hui ces astuces logiciels n’ont que la fonction de " retarder l’arrivée d’un crack " explique Sylvain de Magnainville, responsable des systèmes de protection chez MPO, l’un des leaders du pressage de CD. Cela semble suffire aux éditeurs, même si " des solutions fiables existent, comme Tages, un système qui s’intègre totalement dans le logiciel protégé contrairement aux autres types de protection " commente Sylvain de Magnainville. Mais même dans ce cas, il reste la copie 1 pour 1 (copie à l'indentique d'un CD) que certains logiciels de gravure permettent et qui passe outre la quasi totalité des procédés anti-copie.
La solution du Dvd
Reste l’arrivée des Dvd qui pourrait changer la donne. En effet, les graveurs restent chèrs et les Dvd disponibles dans le commerce sont différents de ceux utilisés par l’industrie du logiciel. Du côté pirate, il semble que ce support ne pose pas vraiment de problème : " les logiciels sur Dvd sont très rares et même sur console, un seul jeu a vraiment posé problème en prenant plus de place que ce qui était disponible sur un Dvd vierge ". Chez MPO on croit plutôt aux nouveaux concepts de protections : selon Sylvain de Magnainville l’avenir est aux protections qui font appel à des serveurs internet. Une tendance qui semble se confirmer avec l'arrivée toute proche des solutions .net de Microsoft.
Vous trouverez sur le site cdmediaworld, un aperçu de toute les protections existantes et leurs performances face aux crackeurs.
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