Le site d'Unité Radicale interdit

Par Jean-Philippe BAY, le 08 août 2002 à 11h11 , mis à jour le 08 août 2002 à 11h17

Deux jours après la dissolution d'Unité Radicale le juge des référés du tribunal de Paris a interdit le site Internet du mouvement. Un nouveau site l'a immédiatement remplacé.

unite radicale web © INTERNE

Après la dissolution d'Unité Radicale (UR), dont était proche Maxime Brunerie, auteur de l'attentat manqué du 14 juillet contre le président Jacques Chirac, le juge des référés du tribunal de Paris a ordonné la fermeture du site internet du groupuscule d'extrême droite.
Cette décision était réclamée par l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et l'association J'accuse. Le juge a, par ailleurs, ordonné à l'hébergeur du site, la société Online, d'empêcher l'accès au site.
"C'est une très bonne décision. Concrètement, cela signifie que le site doit disparaître dans les deux jours à venir sous peine d'une astreinte de 5.000 euros par jour de retard", a déclaré Me Stéphane Lilti, avocat de l'UEJF et de J'accuse. L'association J'accuse s'est de son côté félicité de "la sage décision" du juge des référés et indique, dans un communiqué, qu'elle "s'assurera de la parfaite exécution de cette décision".

Lors de l'audience, le 1er août, Fabrice Robert, un des dirigeants d'UR, s'était engagé à supprimer du site les éléments attaqués à caractère raciste ou antisémite. Mais le substitut du procureur, Pierre Dillange, avait estimé que seule l'interdiction globale du site aurait un intérêt car elle serait de nature à faire disparaître l'esprit de celui-ci, qu'il avait qualifié d'"odieux et méprisable".

Unité Radicale contre-attaque

Avant même que la décision de fermeture soit prononcée, les responsables de l'association dissoute ont recrée un site "de transition" où est précisé que l'activité Web du groupuscule continuera. Selon nos informations, ce site est hébergé au Canada. Contacté par tf1.fr, Richard Sabban, un des avocats des associations UEJF et J'accuse a déclaré qu’il "étudierait l’opportunité d'attaquer les fournisseurs d'accès Internet français" pour que ce site ne soit pas accessible dans l’Hexagone. Une action qui n'avait pas abouti lors d'un précédent procès contre le portail néo-nazi front14 hébergé alors aux Etats-Unis.

Par Jean-Philippe BAY le 08 août 2002 à 11:11
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