© INTERNEDans le procès fleuve contre Microsoft et ses pratiques monopolistiques, un nouvel épisode vient redonner un peu de vivacité à la procédure : Microsoft va se plier à une des exigences de la cour américaine en révélant une partie du code source de Windows et des applications qui y sont associées (Outlook express, Internet Explorer, Windows Mediaplayer…). En effet, certains éditeurs de logiciels se sont plaints pendant le procès de ne pas pouvoir développer des applications aussi performantes que celles de Microsoft en raison de l’absence de documentation exhaustive des fonctions de Windows… Des éléments que les développeurs du géant du logiciel possèdent notamment lorsqu’ils travaillent sur Office.
Une vraie concurrence
Le département antitrust a donc demandé à l’éditeur de Windows de rendre public ces fonctions. Ainsi, 272 API (application programming interfaces) et 113 protocoles de communication vont être détaillés. En clair les noms des instructions et leurs fonctions pour telles ou telles applications deviendront disponibles pour les programmeurs. (en passant par le système d’exploitation, les logiciels vont beaucoup plus vite qu’en utilisant leur propres instructions).
Seule l’API de gestion des fichiers ne sera pas révélée. En effet, elle permettrait par exemple à des éditeurs de virus d’effacer des disques durs entiers en quelques secondes ou de modifier des fichiers sans que la détection de ces actions soit possible pour les logiciels antivirus.
Toute cette documentations sera donnée à la fin de l’été, peu après, une nouvelle version de Windows XP (SR 1) sera mise sur le marché. Cette dernière sera aussi marquée par le souhait du pool antitruste puisqu’il sera notamment possible de l’installer sans Internet Explorer.
Compromis irréversible
En se pliant aux exigences du département antitrust, la firme de Steve Ballmer fait tout pour rendre cet accord inamovible. Dans cette perspective, l’espoir pour les avocats de Microsoft est de pousser la juge Kollar Kotelly, en charge de l’affaire, à accepter l’accord, rendant la suite du procès presque impossible pour les autres Etats non signataires. Si la juge ne cède pas devant ce strip tease numérique, le procès reprendra à la fin de l’été.
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