© INTERNETout d'éabord, la performance et la stabilité :
Performance
: Nous avons testé Jaguar sur un Titanium G4 400 Mhz et un iMac nouvelle génération à 800 Mhz. Sur les deux machines, le système est bien plus réactif que sous Mac OS X 10.1. Sur le iMAc, qui possède une mémoire vidéo suffisante pour bénéficier de Quark Xtreme, l'affichage des fenêtres est bien plus fluide, et les différents effets lors de l'ouverture des fenêtres ou de la manipulation du dock ne pénalisent plus la navigation ou la vitesse de l'ensemble. L'ensemble est moins satisfaisant, cependant, sur le Titanium.A l'intérieur des fenêtres, on note une bien plus grande rapidité lorsqu'il s'agit d'afficher le contenu d'un dossier important : les fichiers défilent sans saccades, et l'affichage de l'aperçu en mode colonne (pour les images, les vidéos ou les documents sonores) est quasi-immédiat.
D'autres progrès fort appréciables ont été fait pour l'ouverture des applications. Il faut à certaines trois fois moins de temps pour s'ouvrir que sur 10.1. Les "Préférences système" et la visualisation de l'aide s'ouvrent (enfin !) en un clin d'œil, ce sur les deux machines.
On regrettera en revanche la lourdeur de certaines applications. Photoshop reste lent, son éditeur Adobe n'ayant visiblement pas réfléchi à une bonne implémentation sur le nouveau système. Plus gênant, iPhoto et iTunes, logiciels fournis avec le système, restent des applications fort gourmandes en mémoire et en processeur. Enfin, le principal défaut de Mac OS X demeure : qu'il s'agisse d'Explorer, de Mozilla, Chimera ou Omniweb, aucun navigateur web n'offre une réactivité satisfaisante. Certaines rumeurs évoquent le lancement d'un navigateur Apple intégré au système. Cela serait bienvenu.
Stabilité : C'était un point fort de Mac OS X dès sa première version. Il demeure avec Jaguar : depuis son installation, nous n'avons pas eu à rebooter une seule fois, même en laissant l'ordinateur travailler plusieurs jours de suite. Lorsqu'une application reste bloquée ou plante, elle n'affecte en rien le système ni les autres processus en cours. Ce système est d'une impressionante stabilité.
Convivialité :
La navigation souffrait, elle, de nombreuses lacunes, qui ont été largement corrigées avec Jaguar. Os X devient enfin aussi convivial que Mac OS 9. L'ouverture automatique des dossiers (lorsque l'on glisse un fichier sur leur icône) est fort appréciable. La barre des tâches au dessus de chaque fenêtre est entièrement configurable, permettant d'avoir un accès aisé aux applications ou dossiers fréquemment utilisés : ajoutée au dock (qui n'a subi que quelques modifications esthétiques), elle permet une navigation rapide.Dans cette même barre des tâches, on trouve désormais un champ grâce auquel on peut rechercher les fichiers sur son disque dur ou sur un réseau. Il remplace efficacement Sherlock qui a été pour l'occasion complètement repensé. A noter aussi, cette discrète innovation grâce à laquelle une fenêtre au premier plan s'écarte automatiquement si elle gêne une opération sur une fenêtre en arrière-plan. Les glisser-coller restent quant à eux un point fort des systèmes Apple.
On déplorera en revanche l'irritante fenêtre de dialogue lors de l'ouverture ou de l'enregistrement des fichiers dans une application : elle ne répond pas au clavier, est souvent lente, et manque totalement de souplesse.
iApps :
La nouveauté de Jaguar sur laquelle Apple a le plus insisté dans sa campagne marketing est sans conteste l'offre logicielle qui accompagne le système. A iTunes, iPhoto, iMovie et iDVD viennent s'ajouter une application Mail, un carnet d'adresse et un visualisateur améliorés, ainsi qu'un logiciel de services web, de chat, et un calendrier. Revue de détail :- Mail : l'interface est restée on ne peut plus simple, mais quelques nouveautés sont apparues, dont un très efficace système de filtrage des mails indésirables. S'il fait de nombreuses erreurs dans les premiers jours, il s'améliore seul, et filtre très efficacement au bout de deux semaines d'utilisation.
- IChat, Carnet d'adresse et iCal : Ces trois logiciels reprennent le look et le mode de navigation par colonne des précédentes applications Apple. Le logiciel de chat est très agréable et ludique. On peut en revanche lui reprocher de n'être pour l'instant compatible qu'avec AIM, peu répandu en France. Le Carnet d'adresse est simplissime. Son plus grand apport réside dans son implémentation dans les autres applications : toute adresse entrée dans le carnet est reconnue par Mail, iChat et les autres. ICal est surtout appréciable pour la possibilité de créer plusieurs calendriers selon les activités et la publication sur web de ces calendriers. A noter, ceux-ci sont aisément exportables vers l'iPod.
- Aperçu connaît quelques améliorations : possibilité de faire pivoter les images, de visualiser plusieurs images dans la même fenêtre.
- Sherlock a été complètement repensé. Il s'agit désormais d'un logiciel de services web. Sans passer par un navigateur, on peut désormais y chercher la météo, les cours de la bourse, une adresse, etc... On regrettera que nombre de ses services ne marchent pas encore en France, et qu'Apple soit aussi discret sur Watson, un partagiciel dont Sherlock est la parfaite copie. Pas très honnête....
Prise en main :
Que dire, si ce n'est qu'on a là la principale force de Jaguar. Une fois installé, on a à peine besoin d'aller dans les Préférences systèmes pour le configurer, sinon pour quelques options de confort. Les application dialoguant directement entre elles, on se les approprie rapidement. Et si l'on préfère leurs concurrentes du commerce, elles ne sont pas imposantes : en d'autres termes, elles s'intègrent parfaitement dans le système sans que celui-ci en soit dépendant ou alourdi, ce qui est un grand avantage sur Microsoft. Les périphériques sont quant à eux immédiatement reconnus, et l'installation de pilotes pour chaque nouveau matériel n'est qu'un lointain souvenir.Innovations : Nous avons jusqu'ici apprécié les nouveautés de Jaguar. Mais l'une d'elle nous a réellement impressionnés : Inkwell, un système de reconnaissance d'écriture fonctionnant dans toute application. Dès le branchement d'une palette graphique, Inkwell est rendu disponible. Si on l'active (par une discrète fenêtre flottante), l'utilisation du stylet dans une application fait apparaître un fenêtre à l'apprence d'une feuille de cahier d'écolier. Il suffit d'y écrire à la main, naturellement, pour que le résultat apparaisse dans l'application. Les erreurs des débuts sont vite corrigées, et le système apprend rapidement à reconnaître une écriture manuelle. Inkwell pourrait servir, dans l'avenir, à de nombreuses innovations matérielles.
RendezVous, un système permettant à plusieurs machines de se reconnaître automatiquement sur un réseau, ne connaît pas encore assez d'applications pour être réellement apprécié. Néanmoins, le fait qu'Apple en fasse un sytème libre de droits laisse espérér qu'il sera intégré à denombreux systèmes. (Lors de l'Apple Expo, Steve Jobs a fait une démonstration impressionnante, en lisant sur son G4 les MP3 d'un iBook distant dès que celui-ci s'est mis sur son réseau, ce sans aucune configuration).Enfin, nous n'avons pu tester la mise en réseau avec des ordinateurs Windows, censée être plus aisée que jamais. Les échos qu enous avons pu avoir sont cependant positifs.
Conclusion : Comme nous l'expliquions dans les précédents articles, la principale qualité de ce système et des applications qui l'accompagnent restent leur prise en main. Un nouvel utilisateur pourra rapidement être séduit par sa simplicité et son efficacité conjuguées. Ceux qui tournent déjà sous mac OS X 10.1 trouveront sans doute que 139 € est un prix un peu trop important pour une mise à jour qui leur apporte surtout confort et correction des nombreuses lacunes de la version précédente. Cependant, les iApps et les nouvelles technologies rendront peu à peu cet investissement fort appréciable.
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