© INTERNE- MITNICK INTERVIEWE
Kevin Mitnick, le hacker qui fit passer de mauvaises nuits au F.B.I. a passé cinq ans en prison et a été interdit d’Internet pendant trois ans. Cette interdiction prendra fin à la fin du mois de janvier, et Mitnick revient sur le devant de la scène.
Un journaliste du New York Times (en Anglais, inscription gratuite requise) l’a interrogé par téléphone. Avec beaucoup d’humour, Mitnick y raconte que la juge en charge de son dossier le croyait "capable de lancer un missile nucléaire en sifflant dans un téléphone". Il raconte également qu’en prison, un trafiquant de drogue colombien lui a promis "5 millions de dollars si je réussissais à pirater les ordinateurs de la justice" et qu’après sa libération, il "devait demander la permission d’aller aux toilettes si jamais elles étaient électroniques".
Kevin Mitnick a fait paraître un livre, The Art Of Deception, qui explique comment la "persuasion sociale" reste le meilleur moyen d’infiltrer une entreprise. Le premier chapitre de ce livre, qui raconte comment un journaliste du New York Times a vendu une biographie du hacker sans jamais l’avoir rencontré, a été censuré. The Register (en Anglais) le publie en exclusivité.
- LES SECRETS DES HOTLINES
Mitnick explique que l’interdiction de surfer l’a empêché de trouver du travail. Grâce à ses connaissances, il aurait pu faire un parfait hotliner, ces voix qui conseillent à longueur de journée les utilisateurs perdus face à la complexité de leurs machines et de leurs systèmes. 01Net leur consacre un dossier. On y apprend que lorsqu’on appelle une hotline, on peut-être dirigé vers une société sous-traitant les demandes concernant plusieurs marques. "Je n’étais pas du tout spécialisée en informatique et, la plupart du temps, je ne comprenais rien de ce que j’expliquais au client", explique ainsi une employée. L’article est assorti de témoignages de hotliners et de clients.
- LE WI-FI, DE LA SARTHE AU BANGLADESH
Pas une semaine ne passe sans qu’on parle de l’Internet sans fil, ou Wi-Fi. Mardi, le quotidien Libération évoquait un canton Sarthois qui, las d’attendre l’improbable arrivée de l’ADSL, avait décidé de passer au haut-débit par les airs. 6,600 personnes, réparties dans huit petits bourgs, auront accès au WiFi d’ici le mois de mai. Entre autres avantages, le Wi-Fi est peu onéreux : l’installation complète coutera seulement "le prix d’un ou deux ronds-points".
Une expérience similaire va être tentée… au Bangladesh, nous raconte la BBC (en Anglais). Plusieurs petits villages vont être connectés à Internet via les airs, "un grand bénéfice de populations isolées qui n’ont pas même accès au téléphone ". Le projet, baptisé " Projet de réseau pour le développement durable", est financé par une agence des Nations Unies et coûtera 1,5 millions de dollars.
- UTOPIE
La même BBC s’appuie sur l’incontournable Wi-Fi pour rêver d’un Internet communautaire et… gratuit. Un article (en Anglais) prend l’exemple de Consume, un projet londonien qui vise à ouvrir des connexions à Wi-Fi à tous les habitants d’un même quartier. Pour partager, échanger, en haut-débit.
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