Et si Microsoft était un pays ?

Par Christophe ABRIC, le 07 février 2003 à 18h26 , mis à jour le 05 février 2003 à 18h41

Retrouvez chaque semaine notre sélection d'articles glanés sur le web. Cette semaine, Microsoft : les dangers de Palladium, sa maison virtuelle, et l'idée d'un pays dédié à Windows.

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  • Microsoft land ?

Microsoft, la firme de Bill Gates est riche. Très riche. Et elle est de toute part cernée par une justice qui voit d'un mauvais œil ses tentation monopolistiques. Un éditorialiste de USA Today a une idée pour elle : avec les 43 milliards de dollars de réserve qu'elle possède, pourquoi la firme ne se transformerait-elle pas en pays souverain, en achetant par exemple une partie des îles de Micronésie ? L'idée, pas si farfelue qu'elle paraît, fait rire jaune : Microsoft, en tant que nation souveraine, pourrait échapper aux juridictions antitrust des autres pays.

L'éditorialiste a une autre idée pour les 43 milliards de Microsoft : déposer, tout simplement, la lettre X déjà utilisée à outrance par Microsoft, et demander des droits à toute entreprise désirant l'utiliser.

  • Palladium = Big Brother ?

Certains s'inquiètent tout autant de la tout puissance de Microsoft, et la condamnent sans cynisme aucun. Un Canadien expose, dans un article très pédagogique, à quelles dérives pourrait conduire Palladium, dernière invention de Bill Gates. Certaines caractéristiques de ce projet présenté par Gates comme la plate-forme du XXIe siècle laissent "songeur", explique Michel Dumais : "il serait impossible de toucher, modifier ou altérer de quelque façon que ce soit les logiciels", certains documents "pourraient être effacés de votre disque dur sans que vous n'ayez rien à dire", ou des logiciels loués pourraient empêcher la lecture des documents que vous avez créés grâce à eux si vous n'avez plus les moyens de payer leur "location".

  • Informatique déloyale

C'est la peur d'un ordinateur 'Big Brother' qui accompagne Palladium. Ce que Richard Stallman, grande figure du logiciel libre, appelle "l'informatique déloyale". Dans une tribune traduite en français par uZine, il explique que celle-ci faire de l'informatique un "paradis pour la corruption". "Imaginez que vous obtenez un e-mail de votre patron vous indiquant de faire quelque chose que vous pensez risqué ; un mois plus tard, lorsque la situation s'envenime, vous ne pouvez plus utiliser ce message pour prouver que la décision n'était pas de vous", explique-t-il. Microsoft n'est pas seul à la pratiquer. Kazaa a des pratiques se rapprochant aussi dangereusement de ce principe, affirme Stallman.

  • La maison du futur

L'optimisme, pour certains, reste encore de mise. Ainsi de cette journaliste du Toronto Star, qui a visité la maison du futur présentée par Microsoft à Redmond. Pleine d'innovations enthousiasmantes, mais la journaliste dénonce toutefois une lacune : il n'y a pas de toilettes.

Par Christophe ABRIC le 07 février 2003 à 18:26
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