© INTERNE"Il y a dix ans,
Internet, c'était nouveau. Je n'avais même pas de fax". Aujourd'hui, Rita Moreilhon est propriétaire de deux hôtels à Nice qui réalisent 70% de leurs réservations en ligne et refusent des clients, faute de places disponibles."En 1992, on disait qu
'Internet représentait l'avenir mais on n'y connaissait rien. A Nice, seuls quatre hôtels avaient un site et c'était de grosses structures", affirme-t-elle. Quand elle a acheté son premier hôtel de 13 chambres dans le centre de Nice, référencé 2 étoiles, Rita Moreilhon n'avait aucune expérience dans le secteur de l'hôtellerie, ni dans celui de la Toile. De plus, c'était au lendemain de la guerre du Golfe et la clientèle étrangère avait déserté la Côte d'Azur. "Le premier mois d'exploitation, je n'ai pas vu un seul client", se souvient-elle.Confrontée aux remboursements d'emprunts, Rita Moreilhon s'était fixée deux priorités: restaurer l'image de l'hôtel négligée par les anciens propriétaires et développer un nouveau réseau clientèle. "J'ai débuté avec un site vitrine mentionnant la situation de l'hôtel et ses coordonnées pour un contact par téléphone, fax ou mail". Mais le résultat est décevant avec 5% de retombées.
Rita Moreilhon fait alors référencer
son site, améliore le graphisme de la page d'accueil, crée une base de données qui permet aux clients de rentrer leurs dates de séjour et leurs coordonnées. "Au début, on a eu une à deux connections par jour, puis une progression constante à partir de 1996.Temps réelDix ans plus tard, le chiffre d'affaires de l'hôtel est passé de 53.400 euros à 244.000 euros avec, pour la première fois, le cap des 190.000 euros franchi en 1999.
Rita Moreilhon se fait un devoir de répondre en temps réel à ses clients, essentiellement des Anglo-saxons. "Il faut que le premier contact soit irréprochable, il faut leur donner l'envie de venir avant même qu'ils n'arrivent chez vous. Quand on leur répond, que ce soit par e-mail, fax ou téléphone, il faut que ça respire le soleil", précise-t-elle.
En mars 2002, elle a acheté un deuxième hôtel, un autre 2 étoiles de treize chambres, à 500 m du premier, près de la promenade des Anglais. "Les banques m'ont prêté de l'argent sur mon chiffre d'affaires mais surtout sur la légitimité de mon business plan lié à ma politique de réservation sur le net", affirme Rita Moreilhon.
Forte du succès de son premier site, elle en a créé un second, indépendant du premier. "Pour doubler les chances d'avoir des clients", conclut-elle.
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