© INTERNEL'affaire a été découverte par hasard. Un ordinateur du secrétariat du Samu du Cher tombait fréquemment en panne. Les techniciens appelés en début d'année pour le réparer se sont vite aperçus que cet ordinateur était fréquemment utilisé pour consulter et stocker des images de jeunes enfants sur des sites pédophiles.
La semaine dernière, la préfète du Cher Anne Merloz, sur proposition de la Direction départementale de l'action sanitaire et sociale (Ddass), a pris un arrêté de suspension d'un médecin régulateur du Samu. Du côté de la police judiciaire, on a affirmé que "le disque dur de l'ordinateur est examiné par un expert". "Une information judiciaire devrait être ouverte cette semaine", a-t-on ajouté.
Lenteurs dans la procédure
Mais les faits sont connus depuis le début de l'année, et le parquet de Bourges n'a confié l'enquête qu'en mars au Service régional de la police judiciaire (SRPJ) d'Orléans. Cette
lenteur dans le déclenchement de l'enquête judiciaire a été dénoncée à Paris par l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUHF). Dans un communiqué, l'AMUHF "demande que la police et la justice fassent leur travail avec rapidité et transparence pour que toute la lumière soit faite sur le réseau pédophile dont un des utilisateurs serait un des médecins du Samu de Bourges".Le président du premier syndicat d'urgentistes de France, le docteur Patrick Pelloux, a demandé également une enquête administrative, une vérification de l'ensemble des systèmes informatiques des établissements de santé" et une condamnation "de tels agissements" par le Conseil de l'Ordre des médecins. "Il n'est pas normal qu'une telle affaire reste deux mois dans les tiroirs du procureur", a déclaré M. Pelloux.
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