© INTERNEFrance Télécom a lancé cette semaine une série de mesures visant à élargir la couverture du haut débit sur le territoire français, promettant que 90% de la population aurait accès à l'ADSL d'ici la fin 2005. Lors de la conférence de presse donnée pour l'occasion, Thierry Breton a estimé qu'il s'agissait d'un objectif prioritaire pour l'opérateur et a tenu à rappeler que la France se plaçait déjà, avec 74% de la population couverte, en troisième position pour l'Europe.
En Grande-Bretagne, deux millions de personnes sont connectées en haut-débit, et la même question se pose. Un article de la BBC explique ainsi que "de nombreux villages britanniques sont encore oubliés des technologies haut débit. Alors que 90% des zones urbaines sont branchés, ce chiffre tombe à 11% pour les villes de campagne". British Telecom, "espère" pallier ce manque, en promettant une couverture de 80% d'ici la fin de l'année. Mais l'opérateur est conscient des entraves à ce développement : couvrir certaines zones où les besoins sont maigres risque de ne pas être rentable. Au département pour le commerce et l'industrie britannique, on estime que "même si nous rendions l'ADSL accessible partout, il ne serait pas nécessairement bon marché".
La situation pourrait être pire, comme c'est le cas en Australie, où le magazine Telecom Asia dresse un bilan désastreux de la politique en matière de réseau. "Moins de 2% de la population australienne est connectée en haut-débit", explique l'article, ce qui place l'Australie au 23ème rang mondial, derrière… l'Estonie. La faute à la concentration extrême du marché entre les mains de l'opérateur Telstra et à une faible volonté politique. Aujourd'hui, le tarif le plus bas en Australie est "supérieur au prix moyen à Hong-Kong", pour un accès limité en transfert de données. "Il semble que la médiocrité semble être l'objectif australien", dénonce le directeur d'un groupe de consommateurs.
Aux Etats-Unis, le haut débit se porte bien mieux. Mais sa croissance pourrait fortement ralentir si les fournisseurs d'accès ne vendent pas mieux leur produit. Selon une étude de l'institut Ipsos-Insight, "une baisse des prix pourrait pousser certains internautes à passer au haut-débit", mais il faudrait surtout donner aux consommateurs de bonnes raisons de le faire : "il faut leur expliquer ce que 'plus vite' leur permet de faire".
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