© INTERNELa solution contre le piratage du Sénateur Orrin Hatch est simple : piratez un morceau, vous recevez un avertissement. Au troisième avertissement, on neutralise votre ordinateur. "C'est peut-être la seule façon de faire comprendre aux gens ce que signifie le copyright", a-t-il déclaré jeudi dernier à une réunion sur le sujet. "S'il existe un moyen d'y parvenir sans détruire les ordinateurs, je suis preneur", a-t-il précisé, "mais si c'est la seule solution, je suis pour la destruction. Neutralisez-en quelques centaines de milliers, et les gens réaliseront".
Levée de boucliers
Cette option, la plus radicale exprimée depuis le début de la longue saga du piratage, est symptomatique du degré de tension qui entoure la polémique sur le sujet. Elle a néanmoins provoqué une levée de boucliers. D'autres sénateurs ont d'abord publiquement exprimé leur désapprobation envers cette solution "trop drastique".
Des experts légaux ont ensuite expliqué que celle-ci violerait sans aucun doute les lois fédérales contre le "hacking", constituant une intrusion illégale dans les systèmes des particuliers.. La RIAA elle-même, qui représente les majors du disque américaines, a estimé que la proposition du Sénateur était sans doute "une métaphore".
Ironie
Chez les internautes, la réaction fut plus virulente. Il fut vite rappelé qu'Orrin Hatch devait se sentir particulièrement concerné, au vu de ses activités parallèles : il est compositeur de musique classique, auteur de plusieurs disques aux accents patriotiques et religieux fort prononcés.
Le site Wired rapportait ensuite, ironie suprême, que le site web du Sénateur, sur lequel il vend ses disques, avait été réalisé avec un logiciel pour lequel il n'avait pas acquis de licence. Enfin, des pirates facétieux ont détourné une page du même site, la faisant pointer vers un site pornographique. En quelques phrases, Orrin Hatch s'est gagné des centaines de milliers d'ennemis.
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