© INTERNE"C'est le deuxième étage de la fusée". Jean-Claude Larue, président du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL) est enthousiaste : après avoir obtenu en avril des mesures de Jean-Pierre Raffarin pour soutenir le jeu vidéo français, il a gagné, mardi, le soutien de l'Europe.
Répondant à son invitation, la Commissaire européenne à la Culture Viviane Reding a visité pour la première fois le studio de l'éditeur de jeux vidéo français Ubi Soft. Pour Jean-Claude Larue, la visite a porté ses fruits : "Viviane Reding a été impressionnée par l'investissement en temps, en argent et en personne nécessaire à la réalisation d'un jeu". A la fin de la visite, la Commissaire a estimé qu'il fallait que "cette industrie soit renforcée. Il est important de soutenir ses acteurs et que les contenus qu'ils offrent servent la société".
Elle a en outre reconnu le caractère culturel des jeux vidéos : "Je pense qu'il ne faut pas discuter du sexe des anges. Les jeux vidéo sont une industrie culturelle, une industrie de contenus. Et nous avons intérêt en Europe à ce que cette industrie puisse exporter dans le reste du monde", a-t-elle déclaré.
Pour Jean-Claude Larue, le fait qu'une Commissaire chargée de la culture s'intéresse à son secteur est une bonne chose, car "le jeu vidéo a été trop longtemps méprisé par les élites". Le soutien européen concernera donc d'abord le statut du jeu vidéo, considéré comme faisant part des programmes de soutien à la culture : le programme "Media+" de l'Union, 200 millions débloqués pour soutenir la création pourrait ainsi être étendu aux jeux vidéos.
Il faudra quelques mois avant que le secteur bénéficie des mesures françaises et européennes. Ce qui n'empêche pas le SELL d'afficher sa satisfaction : "le plus difficile, ce n'est pas d'attendre l'enfant, c'est de démarrer le flirt", conclut, ravi, Jean-Claude Larue.
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