© INTERNELes réseaux locaux sans fil basés sur la norme Wi-Fi commencent à être déployés de manière relativement large. En outre, les expériences visant à fournir les connexions dans les lieux publics, par l'intermédiaire des "hot spots" sont de plus en plus nombreuses. Mais les réseaux Wi-Fi peuvent-ils résister à la charge du nombre d'utilisateurs et du débit demandé ?
C'est en voulant répondre à cette question qu'une équipe d'informaticiens du CNRS a mis à jour une étrange anomalie : sur les réseaux Wi-Fi, les utilisateurs disposant d'une meilleure qualité de connexion sont paradoxalement pénalisés par rapport à ceux dont l'équipement n'autorise que des liaisons dégradées.
Les informaticiens de l'Institut d'informatique et de mathématiques appliquées de Grenoble ont étudié l'hypothèse de quelques utilisateurs disposant potentiellement du meilleur débit dans la zone de couverture d'un point d'accès, soit 11 mégabits par seconde (Mbit/s). Si un utilisateur entre dans cette zone de couverture et qu'il se situe relativement loin, connecté par exemple à 1 Mbit/s, le débit chute pour tout le monde, ramenant celui-ci à un débit apparent identique à celui du dernier utilisateur.
De surcroît, si une communication de longue durée (téléchargement, connexion audio ou vidéo...) est en cours, elle pénalisera de manière continue les utilisateurs. Les chercheurs français s'efforcent actuellement de trouver des solutions afin de limiter, voire de supprimer cette anomalie, qui pourrait se révéler très pénalisante avec le développement des nouvelles applications de communication, notamment audio et vidéo, sur Internet.
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