© INTERNEC'est un site comme on en voit beaucoup aujourd'hui, un site créé pour présenter un nouveau produit technologique. Son design est sobre, la navigation est animée en flash, les différentes rubriques nous présentent les caractéristiques du produit, permettent d'envoyer un e-mail de présentation à un ami, de lire l'interview de ses concepteurs. Seulement ce site,
http://www.irobotnow.com, vend un produit loin d'être disponible : un robot–androïde assistant domestique, le NS-5.Hommage ?
Le NS-5 est "plus intelligent que la plupart des hauts-diplômés", avance Milton Ashe, vice-président de la société Android Mechanics. Peter Bogert, de Positronic Industries, décrit quant à lui le robot comme un "instrument de liberté". Il est possible de personnaliser sa structure musculaire, son habillage métallique, et de pré-définir ses fonctions : faire les comptes, s'occuper des courses…
Le NS-5 n'existe pas, il n'est pas en vente. Peter Bogert et Milton Ashe non plus. Ils sont tous sortis de l'imagination d'Isaac Asimov, l'un des écrivains de science-fiction les plus prestigieux, qui a bâti sa réputation autour de ses sagas sur les robots. Le site irobotnow.com semble un hommage à son recueil de nouvelle Les Robots.
Marketing
Tous les indices menant à Asimov sont clairs : Positronic Industries, Peter Bogert et les autres apparaissent par exemple dans ses nouvelles. Sur la page d'accueil du site, il est expliqué que le NS-5 est "conforme aux 3 règles de la robotique", trois règles justement édictées par Asimov dans ses livres. Mais le site est bien plus. Quelques internautes, intrigués par ce site à l'aspect très professionnel, sont allés chercher qui avait enregistré le nom de domaine 'irobotsnow", et sont tombés sur la 20th Century Fox.
Le studio hollywoodien prévoit de sortir une adaptation des nouvelles d'Asimov en juillet 2004, date annoncée de la sortie du NS-5 sur le faux site. Irobotnow.com est donc une subtile technique marketing pour promouvoir le film. Ce n'est pas la première du genre. En avril 2001, Steven Spielberg avait fait la même chose autour de "A.I." (voir notre article
Blade Surfer), créant pas moins de 30 faux sites se rapportant à l'univers de son film.
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