Les sonneries mobiles séduisent les indépendants

Par C.A., le 10 mars 2004 à 17h19 , mis à jour le 10 mars 2004 à 18h34

La SPPF, qui regroupe les producteurs indépendants, a signé une série d'accords avec trois éditeurs de sonneries pour mobiles. Un marché en pleine expansion.

Musique mobile © INTERNE

Au dernier MidemNet, grand raout de l'industrie musicale, les sonneries de téléphone mobiles étaient reines. Leur qualité n'a de cesse de s'améliorer, si bien qu'elles peuvent aujourd'hui reproduire fidèlement une chanson : les maisons de disques ont vu là un espoir de se sortir du marasme ambiant, confortées par des chiffres venus de Grande-Bretagne où pour la première fois en 2003, ces sonneries ont rapporté plus d'argent que les singles (voir notre article).

Faciliter la signature de licences

Les éditeurs français de sonneries mobiles ont vu là l'opportunité de développer leur marché, et se mobilisent depuis le début d'année pour faciliter le portage des morceaux musicaux sur les téléphones.

Un pas a été franchi mercredi, avec la signature d'une première vague d'accords antre la Société civile des producteurs de phonogrammes (SPPF – représente les producteurs indépendants) et trois de ces sociétés, Digiplug, Mobivillage et Musiwave.

Le GESTE (Groupement des éditeurs de services en ligne) est à l'origine de cet accord. Xavier Filliol, directeur délégué de la commission musique au sein de ce groupement et responsable des licences chez Musiwave, explique qu'il "y avait un besoin évident de faciliter la signature de licence : il y a plus de 1200 producteurs indépendants en France. Un accord avec la SPPF va permettre de les rendre plus rapidement conscients des possibilités de ce marché".

Modifier le son

A l'époque des sonneries monophoniques et polyphoniques, seule la mélodie était reprise. "Les producteurs n'étaient donc pas concernés. Mais l'apparition de sonneries HiFi permet d'utiliser un enregistrement. Nous travaillons directement sur le morceau, et avons pour cela besoin de signer une licence auprès de la maison de disque", précise Xavier Filliol.

Le travail des éditeurs de sonnerie consiste à prendre un fragment du morceau qui, répété en boucle, permettra d'identifier la sonnerie. Ils travaillent ensuite le son pour l'adapter aux haut-parleurs du téléphone.

Même si Musiwave a déjà signé des accords avec trois majors, elle considère le marché des indépendants comme essentiel : "Non seulement disposent-ils de nombreux tubes, actuels ou passés, mais ils disposent d'un stock de chanson très important, dans lequel chaque utilisateur peut se retrouver. Or, la personnalisation est l'une des premières motivations dans l'achat d'une sonnerie", explique Xavier Fillion.

Par C.A. le 10 mars 2004 à 17:19
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