© INTERNELe mois de juin sera celui du téléchargement payant en Europe. Avec plusieurs mois de retard sur les Etats-Unis, le Vieux Continent se met à la page à toute allure. Le lancement d'iTunes Music Store, la solution d'Apple, était le plus attendu (voir notre article). Mais il est loin d'être seul.
Ainsi, alors que l'iTMS doit être annoncé officiellement ce mardi, un nouveau concurrent a été lancé dès lundi. OD2, société britannique de téléchargement, a pris la marque à la pomme de vitesse en lançant SonicSelector en Allemagne, en France, en Grande-Bretagne et en Italie.
Facturé à l'écoute
Accessible depuis les sites de MSN, Tiscali et Packard Bell, SonicSelector propose aux internautes une sélection de 350.000 titres, issus des catalogues des cinq majors et de divers labels indépendants européens représentant 12.000 artistes. Contrairement à la plupart des offres qui facturent au téléchargement, SonicSelector facturera à l'écoute : sans abonnement, l'écoute d'un titre coûtera à l'internaute 1 euro. OD2 compte enrichir cette solution d'un système de reconnaissance des morceaux téléchargés, qui pourra guider l'internaute dans ses écoutes.
Radicalement différente des offres de téléchargement classique, cette solution pourrait séduire des clients plus volatiles que ceux de l'iTMS. Napster, disponible depuis un mois en Grande-Bretagne, a pour sa part préféré un modèle d'abonnement. Quant à Sony, dernier acteur à s'implanter en Europe en ce riche mois de juin, il copie peu ou prou le modèle Apple pour son service SonyConnect, pour l'heure bien peu séduisant face à son principal concurrent.
La FNAC bataille pour la compatibilité
Dans cette vague d'offres légales, une pourrait se distinguer dès la rentrée. Il s'agit de celle de la FNAC, qui a repoussé le lancement de sa solution à septembre afin de satisfaire une exigence inédite : obtenir la compatibilité des formats de compression protégés. En effet, toutes les solutions existantes vendent des fichiers verrouillés par des technologies DRM incompatibles entre elles.
La FNAC explique que les baladeurs pouvant lire ces formats ne représentent actuellement que 11% du marché. Elle négocie donc pour que le format qu'elle a choisi (le WMA de Microsoft) soit lisible sur les lecteurs concurrents. Mais les maisons de disques n'entendent pas lâcher du lest sur la sécurité de leurs verrouillages et Apple et Sony n'abandonneront pas facilement l'exclusivité sur leurs formats respectifs. Autant dire que le combat qu'a décidé de mener la FNAC va être difficile à gagner. Mais si le groupe remporte son pari, les consommateurs en ressortiront gagnants.
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