© INTERNELa déclaration de revenus sur Internet, c'est non seulement simple, mais c'est aussi un moyen de grappiller sur les délais et d'économiser 20 euros. Seulement, depuis quelques jours, il est de plus en plus difficile d'y accéder. A la place de l'accueil du site des impôts, la plupart des internautes se trouvent face à une page leur expliquant que le site est "indisponible en raison d'un afflux très important de consultations". Même si un lien est affiché permettant de faire sa déclaration, il reste très difficile de mener l'opération à terme.
"Période de pointe"
Ce jeudi, le ministre du Budget Jean-François Copé a reconnu que le système était "un peu victime de son succès". Il a incité les Français a profiter du délai supplémentaire offert aux internautes pour faire leur déclaration.
Le ministre visitait le centre informatique polyvalent de Noisiel, en Seine-et-Marne, qui centralise toutes ces déclarations. Il a reconnu que des "embouteillages" avaient lieu depuis le week-end pascal. "Nous sommes dans une période de pointe, un peu comme le chassé-croisé du 31 juillet où l'on connaît parfois des embouteillages", a-t-il dit. Il a assuré néanmoins que le fisc allait "absorber, réguler", et demandé aux contribuables de "ne pas se décourager".
"Toute personne qui veut déclarer ses revenus sur Internet pourra le faire", a-t-il assuré, insistant sur les délais supplémentaires dont ces contribuables bénéficient au-delà de la date du 4 avril fixée comme limite pour les déclarations papier. La date est ainsi reportée au 12 avril pour la zone A, au 19 avril pour la zone C et 26 avril pour la zone B.
L'importance des délais supplémentaires
Le ministre a assuré qu'en cas de problème réellement insoluble, il "veillerait à ce qu'on regarde chaque situation de façon bienveillante". Alors que le millionième télé-déclarant a été enregistré jeudi à l'aube, il s'est montré très confiant dans le dépassement de l'objectif de Bercy fixé cette année à 1,5 million de télédéclarations.
Le directeur départemental des Impôts, Patrick Hanser, a pour sa part montré une certaine inquiétude. Décrivant une "explosion de la consultation du portail fiscal depuis lundi", il a évoqué l'hypothèse d'une "mise en danger des infrastructures" si les choses ne s'amélioraient pas. Il a fait remarquer que durant la première semaine de déclaration environ 30.000 télédéclarations par jour parvenaient à Noisiel, puis 50.000 la deuxième, 80.000 la troisième, avant d'atteindre 82.000 lundi, 90.000 mardi et 97.000 mercredi.
Rappelant que, l'an dernier, les deux tiers exactement des "télé-déclarants" avaient envoyé leur déclaration avant la date limite d'envoi de la déclaration papier, il a lui aussi fortement insisté sur les délais supplémentaires autorisés.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




