© INTERNEOn a longtemps considéré le DivX comme le cousin "vidéo" du mp3. Comme ce dernier, il s'agit en effet d'un format (plus précisément d'un "codec") de compression qui réduit certes la qualité de ce qu'il reproduit, mais facilite sa circulation et doit sa popularité aux réseaux peer-to-peer sur lesquels s'est d'abord faite cette circulation.
Mais alors que le mp3 n'a pas bougé d'un iota, et est aujourd'hui cerné par plusieurs concurrents, le DivX a grandi et pourrait bien se révéler un format de choix dans l'avenir. La sixième version du codec, sortie la semaine dernière, illustre bien le pas de géant qu'a fait l'invention de Jérôme Rota, ingénieur français aujourd'hui basé en Californie, à la tête d'une société qui emploie 180 personnes.
"Aller au delà du DVD"
Outre une meilleure qualité de compression, DivX6 apporte surtout l'interactivité : il est désormais possible de créer des menus interactifs, d'inclure plusieurs pistes audio et fichiers de sous titres. Comme sur un DVD ? "On a surtout fait ce que nos utilisateurs nous réclamaient, préfère dire Jérôme Rota. Aujourd'hui, ça ressemble à du DVD, mais nous voulons aller plus loin, notamment dans l'utilisation d'internet dans les menus et l'interactivité, de créer des fichiers dont le contenu pourrait évoluer avec le temps, par exemple…".
La confiance des studios
Ce nouveau format porte enfin l'extension .divx et DivX Networks compte sur les fabricants de lecteurs pour l'adopter dans leurs nouveaux modèles et mettre à jour le parc existant : "c'est pour nous le marché le plus important, affirme Jérôme Rota, le public préfère toujours regarder un film dans son salon". Si DivX semble un format de choix pour le développement de la vidéo à la demande, la société se concentre surtout sur des services accessibles depuis la platine. Et travaille de plus en plus sur des "systèmes fermés", "par exemple la diffusion de films dans les avions ou les hôtels".
Autant de choses qui, accompagnées d'un travail permanent sur la gestion des droits numériques, aident peu à peu à DivX à gagner la confiances des studios de cinéma : "La MPAA (syndicat des studios) a agréé la sécurité de notre format", explique Jérôme Rota : "nous avons eu beaucoup de barrières à sauter, mais l'ampleur du parc matériel compatible avec le codec nous a aidé à convaincre Hollywood".
Les affaires vont en tout cas bien pour DivX Networks : 150 employés en mars, 180 en juin, sans doute 200 d'ici la fin de l'été : "on a déjà pris un étage, on va sans soute devoir déménager en décembre". Dur...
Retour MYTF1
Chargement en cours...




