© INTERNEQue des sites proposent des liens permettant de télécharger illégalement leurs films, c'est déjà assez difficile à vivre pour les studios de cinéma. Que ces mêmes sites soient financés par de la publicité pour des entreprises ayant pignon sur rue, c'est trop : jeudi, la Chambre syndicale des Producteurs de Films (CSPF) a dénoncé le comportement de ces annonceurs qui, "par leurs investissements publicitaires, contribuent à financer les réseaux de téléchargement illicite de films".
LA CSPF dénonce la présence de publicités pour la SNCF, la Française des jeux, la Finaref et autres sur des sites proposant des films en téléchargement illégal sur BitTorrent. Pour montrer la détermination des professionnels, "Galatée Films et Pathé Renn Production (productrices des Choristes), ont délivré une citation directe devant le tribunal correctionnel de Paris aux sociétés Neuf Télécom, Télécom Italia, AOL, La Française des Jeux, la SNCF, Finaref et le Groupe Partouche pour délit de complicité de contrefaçon", annonce ainsi la CSPF. La première audience a eu lieu en avril dernier.
En outre, "les fournisseurs d'accès à internet (FAI) devraient encourir une responsabilité supplémentaire dès lors que leur activité apparaît susceptible de relever de la provocation au délit en offrant à l'internaute les moyens techniques nécessaires à l'accomplissement du délit".
"Se mesurant en millions d'internautes, le niveau de fréquentation des sites de téléchargement illicite leur confère une valeur publicitaire substantielle que ne manquent pas d'exploiter les opérateurs de ces sites et certains annonceurs par le biais de bannières publicitaires ou de +pop up+", conclut la CSPF dans son communiqué.
Retour MYTF1





