Les attentats vécus depuis le web

Par C.A., le 08 juillet 2005 à 11h27 , mis à jour le 08 juillet 2005 à 13h36

Vidéos et photos envoyées grâce aux caméraphones, messages postés pour rassurer sur les weblogs, solidarité sur les forums... Internet a encore une fois servi de catalyseur aux témoignages et au partage après les attentats de Londres.

We are not afraid

Comme lors des attentats de Madrid ou du Tsunami, internet et les nouvelles technologies ont joué un rôle important dans la journée de terreur qui a frappé Londres hier. Grâce à leurs téléphones portables, à leurs blogs, aux sites internet des grands médias, les citoyens londoniens ont pu témoigner, échanger, débattre, exprimer leur colère ou leurs angoisses. Retour sur les attentats du 7 juillet vus depuis le web.

"Je vais bien".
 "J'ai reçu pas mal de mails de gens qui voulaient savoir si Sofia et moi allions bien. Nous allons bien. Je suis à la maison, Sofia à l'abri au bureau. (...) Elle était près de la station Liverpool Street quand ça c'est passé, mais heureusement pour nous, pas sur la ligne où l'incident a eu lieu". Comme Ben Metcalfe, les londoniens ont été assez nombreux à signaler sur leur weblog qu'ils allaient bien et ne faisaient pas partie des victimes. Le réseau de téléphonie mobile étant saturé, un message sur le site perso permet de signaler vite à qui veut savoir que l'on a été épargné.

Téléphones vidéo
Les vidéos prises dans la rame de métro éventrée ou dans les tunnels lors des évacuations ont été prises par les victimes de l'attentat grâce à leurs téléphones mobiles. Certains ont envoyé leurs témoignages à des sites communautaires dédiés, comme moblog.co.uk. D'autres se sont adressés aux grands médias.

Les médias en phase
Les médias britanniques ont su tirer profit de l'internet pour mieux rendre compte de la situation. Très vite, les télés, les radios et sites d'information ont lancé des appels à témoins et les ont diffusés : la BBC a ainsi très vite mis en ligne un diaporama fait des images prises par les londoniens. ITV a lancé un appel aux témoignages vidéo.

Capturer la télé pour témoigner
Sur Le site de partage de photos Flickr, les internautes multiplient les captures d'écran et commentent l'horreur qui s'affiche sur Sky News ou la BBC. Certains s'aventurent dans les quartiers bouclés par les policiers, rendent compte de l'ambiance ou des difficultés à rentrer chez soi. On sent un besoin de montrer et partager, même coincé chez soi avec la télé

Pas peur
Un site collectif a été créé dès jeudi après-midi pour que chacun exprime son courage : werenotafraid.com (nous n'avons pas peur) affiche des photos d'internautes signifiant aux terroristes qu'ils n'ont pas gagné.

Par C.A. le 08 juillet 2005 à 11:27
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3 Commentaires

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  • Pa-uL, le 12/07/2005 à 02h01

    Comment ne pas montrer aux autres les horreurs du terrorisme. Filmer c'est permettre aux futures générations de se rappeler... Et après une telle boucherie même la police ne peut rien faire sans secouristes alors dire que ça choque...c'est clair que non.

  • Florian, le 11/07/2005 à 16h29

    Je pense quand dans des moments où des crimes atroces sont commis, il faut prendre le plus d'informations possible. Un exemple, à la libération des camps d'extermination, il n'y a eut que très peu de photos et de vidéos. C'est très dommage car montrer cette horreur ferai prendre conscience aux petits rigolos qui font des croix sur les tombes juives la signification de leurs actes. Mais je suis d'accord qu'il faut aider en premier lieu avant de prendre une photo.

  • Frank, le 11/07/2005 à 09h29

    Je suis assez choqué par les films pris par des passants juste après les explosions. Comment peut-on se promener caméra au poing au milieux de gens agonisants ? Dans ce cas, je pense qu'il est plus humain d'aller vers ceux qui souffrent : il n'est pas besoin d'être secouriste pour tenir une main et rassurer quelqu'un. Ne parlons même pas de "non-assistance à personne en danger", il s'agit juste d'humanité. La façon dont se négocient ces films est certainement un sujet dont il ne vaudrait mieux pas parler...

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