Le gouvernement veut lutter contre le harcèlement sur le net. © LCIComme beaucoup de jeunes de son âge, Curtis Salisbury, 19 ans, connaît une passion dévorante pour le cinéma. Tout récemment, il s'y est même rendu avec un caméscope, histoire d'immortaliser deux films à l'affiche, "The Perfect Man" ("L'homme parfait") et "Bewitched" ("Ma sorcière bien aimée").
Ce que le jeune homme ne savait - peut-être - pas, c'est que cette pratique est désormais prohibée par une loi fédérale américaine. Le texte, entré en vigueur en avril dernier et intitulé Family Entertainment and Copyright Act, prévoit la condamnation de toute personne qui "sans l'autorisation des propriétaires des droits d'auteurs, utilise sciemment ou essaye d'utiliser un appareil d'enregistrement audiovisuel pour transmettre ou réaliser des copies d'un film". Tout contrevenant encoure désormais trois années de prison à la première condamnation, le double en cas de récidive.
Circonstances aggravantes
Mais Curtis ne s'est pas arrêté là, décidant de faire partager ses souvenirs de salles obscures aux adeptes du peer-to-peer, ces sites où s'échangent aussi bien de la musique, de la vidéo ou toute autre sorte de fichiers. Les enquêteurs ont également démontré qu'il avait déjà, et à plusieurs reprises, téléchargé des films et logiciels depuis ces réseaux de partage. Et qu'en outre, il avait monnayé auprès de clients potentiels les films enregistrés au cinéma… Autant de circonstances qui, au final, aggravent considérablement son cas : le jeune homme risque maintenant jusqu'à 17 ans de prison !
Bien qu'il soit peu probable que le jeune Curtis écope de la peine maximale, loin s'en faut, la décision des juges sera intéressante à suivre. Soucieux de faire de ce procès un exemple, le patron de la très puissante MPAA (l'association regroupant les intérêts des grands studios de cinéma américain), a déclaré que "le piratage à l'aide d'un caméscope représente plus de 90% des films qui se retrouvent sur internet alors qu'ils sont encore en salles"…
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