© INTERNELa décision de la Cnil de ne pas autoriser le repérage automatique des internautes participant au piratage de contenus protégés par le droit d'auteur sur les réseaux peer-to-peer, ne remet pas en cause les stratégies de prévention du piratage dites de "riposte graduée", a estimé le ministère de la Culture mercredi.
Smartphone : les 10 conseils de la Cnil pour mieux protéger ses données
Selon une enquête Médiamétrie, 65% des utilisateurs de Smartphone pensent que les données contenues dans leur téléphone ne sont pas bien protégées, mais ils ne sont que 30% à utiliser un code de protection. La Cnil, à l'origine de cette étude, publie sur son site dix conseils pour mieux se protéger.
Publié le 13/12/2011
"La Cnil ayant précisé que les messages de prévention ne sont pas possibles dans l'état actuel des textes, l'examen de la transposition de la directive (européenne) sur le droit d'auteur pourrait être l'occasion de faire évoluer le cadre juridique et de l'adapter à ce nouvel environnement", a indiqué le ministère dans un communiqué, après une rencontre, mardi, entre le ministre, Renaud Donnedieu de Vabres, et Alex Türk, président de la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés).
Le "non" de la CNIL aux sociétés d'auteurs et de producteurs
Selon le ministère, cette rencontre était prévue de longue date pour préparer l'examen au Parlement du projet de loi sur le droit d'auteur, qui passera en décembre devant l'Assemblée nationale. Mais elle est intervenue le jour de l'annonce par la Cnil du rejet de la demande de quatre sociétés d'auteurs et de producteurs qui voulaient repérer, par des dispositifs informatiques, les internautes qui mettent de la musique à disposition sur les sites de peer to peer (1).
La Cnil leur a également refusé le droit d'envoyer à ces internautes, après détection, des messages de prévention par le biais des FAI. L'envoi de ces messages fait partie de cette stratégie dite de "riposte graduée" sur laquelle les FAI et les représentants du cinéma sont parvenus à un accord récemment.
De son côté, la Société civile des producteurs de phonogrammes en France (SPPF), qui faisait partie des quatre sociétés (avec notamment la Sacem), a regretté la décision de la Cnil, estimant qu'elle ne laissait "d'autre choix aux sociétés civiles que la répression". La SPPF a souhaité la mise en place d'un "cadre législatif approprié qui permette la mise en oeuvre du concept de réponse graduée".
(1) La Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem), la Société pour l'administration du droit de reproduction mécanique (SDRM), la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) et la Société civile des producteurs de phonogrammes en France (SPPF). Elles avaient déposé leur demande en avril.
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