
Pourquoi avoir créé un service comme live.com ?
Grégory Salinger : Tout est parti d'une constatation. D'un côté, les Français surfent beaucoup, de plus en plus nombreux en haut débit, et ils sont parmi les plus gros consommateurs de services internet en Europe. Mais d'un autre côté, lorsqu'on les interroge sur ces services, ils décrivent les offres comme complexes, fragmentées, impersonnelles, pas suffisamment sécurisées. Il fallait donc repenser les services, les rendre à la fois plus riches, mais surtout plus fonctionnels.
Windows Live inclut un portail, mais bientôt le mail, la messagerie, Office... C'est un windows sur internet ?
Non, pas du tout. Ce sont de nouveaux services, ça ne doit pas être vu comme une extension, mais comme une nouvelle gamme, qui constitue une rupture. Elle va d'ailleurs vivre sa vie : nous laissons toute l'interface libre et le programme est ouvert à tous les développeurs tiers, concurrents ou non, qui voudront enrichir Live ou le faire mieux marcher avec leurs services. C'est plus un outil inscrit dans le nouvel internet, celui qu'on appelle "web2.0".
Le portail Live s'appuie surtout sur les RSS. Pensez vous que le public est mûr pour cela ?
Il n'y a qu'à voir le succès des blogs, qui ont accompagné le développement du RSS : aujourd'hui, il s'en est crée 1,7 millions sur MSN Spaces. Les RSS correspondent à l'attente des utilisateurs, qui est de pouvoir récupérer en temps réel des flux d'information spécifiques, qui leur donnent l'information qui les intéresse. Nous avons voulu intégrer cela de manière intuitive, mais oui, Live vise dans un premier temps des utilisateurs plus aguerris. Nous continuons par ailleurs de développer le portail MSN, plus classique, et plus riche éditorialement.
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