© INTERNELes images de la Nouvelle-Orléans frappée par les inondations après le passage de Katrina restent dans tous les esprits. Et aujourd'hui encore, les dégâts sont loin d'avoir été effacés. Aussi, l'annonce faite mercredi par le maire, Ray Nagin, avait de quoi surprendre. Symbole de la capacité de la ville à rebondir ? Volonté d'aller de l'avant malgré les dégâts des eaux ? Ou nouvel essor économique ? Toujours est-il que, bien que la Nouvelle-Orléans soit toujours sous état d'urgence, la municipalité dispose désormais de son propre réseau WiFi gratuit.
C'est en soi une première aux Etats-Unis, où il existe déjà des réseaux publics gratuits, mais pas au niveau d'une grande ville. A San Francisco par exemple, qui se voulait pionnière en la matière, la mairie a voulu confier son projet de réseau gratuit aux entreprises privées par le biais d'un appel d'offres. A la Nouvelle-Orléans, le réseau est à la charge de la municipalité - alors même que, par manque de subsides à la suite du cyclone, la ville avait dû annoncer une douloureuse cure de réduction d'effectifs...
Mais pour Ray Nagin, aucune contradiction : le Wifi permettra, espère-t-il, de faire repartir l'activité économique. Les premières parties de la cité à être équipées témoignent de cette volonté de relance : il s'agit du Quartier Français, lieu mythique du jazz de la Nouvelle-Orléans, et du centre de la ville, plus commercial. Les équipements ont été offerts par des groupes comme Intel, Tropos Networks ou Proto Networks. Le tout représentant un million de dollars de dons.
Autre singularité : le débit. Ceux qui se connectent par le biais de ce réseau Wifi municipal disposent de 512 Kbit/s en téléchargement. Dans le reste de la Louisiane, le débit des réseaux publics gratuits n'est que de 144 Kbit/s, pour ne pas risquer de concurrencer les services payants des fournisseurs d'accès privés. Une liberté que s'est permise la Nouvelle-Orléans du fait même de l'état d'urgence, et qui disparaîtra avec lui.
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