© INTERNEAu lendemain de la grand-messe médiatique organisée par Microsoft à deux pas de ses bureaux, la Commission a abandonné ses prudences de la veille. "Le code-source n'est la documentation ultime de rien du tout, et c'est précisément la raison pour laquelle les programmeurs doivent fournir une documentation compréhensible en parallèle avec leur code-source", a estimé jeudi au Forum de Davos le porte parole de la commissaire à la Concurrence, Jonathan Todd.
Pour assurer, comme la Commission européenne l'a exigé il y a 2 ans, le fonctionnement harmonieux et efficace de Windows avec les ordinateurs utilisant d'autres systèmes d'exploitation, et donc permettre le jeu de la concurrence, Microsoft avait jusqu'à présent transmis 12.000 pages de documentation et offert 500 heures d'aide technique. "Ils pourraient nous donner un demi-million de pages mais si ce n'est pas l'information appropriée pour que les concurrents puissent élaborer des logiciels compatibles avec Windows, alors cela signifie qu'ils ne se conforment pas à nos exigences", a réagi jeudi Jonathan Todd.
Pas question pour Bruxelles de céder si vite, après sept années de bras de fer. Même si Microsoft affirme aller "bien au-delà des exigences de la Commission", pour cette dernière, il est encore prématuré de conclure que l'accès au code-source résoudrait le problème de manque de conformité à la décision de mars 2004.
D'autant qu'il y a encore un mois, la Commission jugeait la documentation fournie par Microsoft aussi "inadéquate" qu'"incomplète" et le sommait de se conformer une fois pour toutes à ses exigences, sous peine d'amendes pouvant aller jusqu'à 2 millions d'euros par jour.
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