© INTERNED'un côté, on élève la voix. De l'autre, on fait quelques petits gestes. Alors que l'industrie du disque et certains ayants droit bataillent plus ferme contre le droit d'auteur à mesure que l'on approche du Midem, on aperçoit quelques signes de bonnes volontés envers la musique en ligne.
Par exemple, le saviez-vous ? Les artistes membres de la SACEM n'ont pas le droit de diffuser ou d'offrir leurs morceaux sans l'accord de la société de gestion. Enfin, ils n'avaient pas le droit, puisque la SACEM vient de faire un cadeau de début d'année, "des services pour soutenir les créateurs sur Internet" : ils sont désormais autorisés à diffuser gratuitement leurs morceaux sur un site. Mais attention. Il faut que ce soit "leur site personnel", qu'il ait "son propre nom de domaine", que sa "réalisation ou son évolution [soit] confiée à un prestataire professionnel du secteur", que les morceaux soient diffusées en streaming et non téléchargés. Enfin, il faut bien sûr en faire une demande préalable au Sesam. Une initiative certes heureuse, mais qui souligne le chemin qui reste à faire.
Universal Music, pour sa part, va enfin réaliser une promesse que les labels ont fait dès les premiers pas de la musique en ligne : profiter de la souplesse et des faibles coûts d'internet pour ressortir du grenier des disques rares qui n'avaient jamais été édités en CD. Au mois de février, la major commencera un programme de mise en ligne de pas moins de 100,000 références qui n'avaient jamais été numérisées, piochées dans le répertoire de plusieurs pays, en commençant par la Grande-Bretagne et la France. Des disques de Jacques Brel, Marianne Faithjfull, Brigitte Bardot, Nirvana vont être ainsi distribués. Au final, dans 3 ou 4 ans, la major compte atteindre les 10,000 albums et promet de remonter jusqu'à la "musique des premiers jours de l'enregistrement phonographique".
Piratage : Barratier s'en prend au nerf de la guerre |
La chasse aux téléchargeurs ne paie pas, pourquoi ne pas s'en prendre aux marchands du Temple ? Le réalisateur des Choristes, Christophe Barratier poursuit sept entreprises qui n'hésitent pas à acheter des espaces publicitaires sur les sites de téléchargement illicite de films. Soutenu par la Chambre syndicale des Producteurs de Films, il accuse ces annonceurs de complicité dans l'essor du piratage et donc dans la contrefaçon des films. Première audience mercredi à 14h à Paris. |
Retour MYTF1
Chargement en cours...





