© INTERNELes Français ont le droit d'auteur, les Américains la propriété intellectuelle. D'un certain point de vue, c'est exactement la même chose. Mais lorsqu'un projet de loi concernant le droit d'auteur perturbe la propriété intellectuelle, la tension entre les deux pays peut facilement monter.
Jeudi, le gouvernement américain a soutenu officiellement Apple contre le projet de loi français DADVSI. Un article de ce projet de loi impose aux fabricants de permettre l'interopérabilité des mesures de protection technique. Une exigence qui instaurerait selon la marque une "culture officielle du piratage", qui, surtout, menacerait son modèle économique (voir notre article).
"Faire plus de progrès au niveau mondial"
Le secrétaire américain au Commerce, Carlos Gutierrez, tout en indiquant qu'il devait étudier le texte de la nouvelle loi en profondeur, a néanmoins apporté son soutien à Apple. "Chaque fois que nous pensons que les droits de propriété intellectuelle pourraient être violés, nous devons élever notre voix et dans ce cas c'est l'entreprise (Apple) qui a pris l'initiative", a souligné M. Gutierrez sur la chaîne de télévision CNBC.
"Je souhaiterais féliciter cette entreprise parce qu'il faut que les sociétés elles-aussi défendent leurs droits à la propriété intellectuelle", a-t-il ajouté. "Si tous font de même, que le gouvernement travaille avec d'autres gouvernements et que les entreprises défendent et protègent leur propre propriété intellectuelle, alors nous serons capables de faire plus de progrès à un niveau mondial", a encore estimé le ministre.
Apple au ministère de la Culture
La loi française, si elle est définitivement adoptée, obligerait Apple à modifier iTunes afin que les titres téléchargés sur ce site puissent être lus sur tous les baladeurs et non plus seulement l'iPod.
Apple, selon des analystes, aurait menacé de se retirer du marché français s'il devait être contraint de partager les secrets de sa technologie numérique avec la concurrence. Des représentants européens de la marque devraient prochainement se rendre au ministère de la Culture pour évoquer le sujet.
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