
Le 20 juin prochain, Pierre Martin pourra acheter le nom de domaine pierremartin.fr. Et s'il adore collectionner les vieilles affiches de film, il pourra mettre son site sous l'adresse vieillesaffichesdefilmdepierremartin.fr. Réservé jusqu'ici aux entreprises et aux détenteurs de marques, l'achat de noms de domaine en .fr sera ouvert ce jour là aux particuliers. Afin d'en valoriser l'usage, l'AFNIC, association chargée de gérer les attributions de ces noms de domaines, a lancé dès mardi une campagne de promotion de l'opération.
Au delà de l'usage patronymique
| Pour aller plus loin |
La règle qui présidera alors sera celle du premier arrivé, premier servi, suivant un horodatage précis des demandes. L'Afnic ne s'occupera pas des litiges. L'association estime qu'il n'y en aura pas beaucoup : "l'affaire Milka" a certes marqué les esprits (voir notre article), mais les squatteurs sont rares et désormais vite déboutés.
La France en retard
Ce que l'AFNIC présente comme un mouvement majeur a surtout mis du temps à arriver : "on est loin d'être les premiers", confesse Mathieu Weil. La plupart des autres pays d'Europe ont en effet ouvert les noms de domaines aux particuliers depuis quelques temps déjà, avec plus ou moins de conditions. En Finlande, les particuliers doivent par exemple fournir leur numéro de sécurité sociale.
Pour justifier ce retard, l'AFNIC met en avant un argument étrange : l'association voulait s'assurer que l'anonymat et la vie privée des internautes enregistrant un nom de domaine serait garantie, afoin d'éviter les spams. Ils n'ont pu obtenir cette "liste rouge" des enregistrements que récemment.
Quoi qu'il en soit, le gros du travail va désormais consister à faire de la pédagogie auprès du public, afin qu'ils soient nombreux à enregistrer leur nom de domain. L'AFNIC a un argument de poid : étant une association, elle ne fait pas de profits sur les abonnements. Plus les noms de domaines seront nombreux, donc, plus facilement elle pourra baisser ses tarifs...
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