
Les comptes Paypal vont être passés au radar par le service des impôts américains. Un juge de San Jose, en Californie, a ordonné à la filiale du site d'enchères en ligne eBay, de fournir ses données concernant les transactions effectuées depuis 1999, date de son lancement, via des banques ou des comptes situés dans 35 pays considérés comme des paradis fiscaux, dont la Suisse, le Luxembourg, Malte, Anguilla, les îles Caïmans ou encore les îles Anglo-normandes.
L'IRS soupçonne des utilisateurs de se servir de ce système pour mettre illégalement leur argent à l'abri du fisc. "Nous n'avons pas encore décidé ce que nous allons faire, mais nous prenons la vie privée de nos clients très au sérieux", a déclaré Amanda Pires, une porte-parole de PayPal.
Dans le cadre de cette investigation le fisc américain a d'ailleurs déjà demandé leurs fichiers clients aux géants des cartes bancaires, MasterCard et Visa. Les détails fournis par Paypal serviraient à mieux identifier les fraudeurs. D'après l'IRS, ce sont quelques 40 milliards de dollars de taxes qui partent en fumée, du fait de la fraude à la carte bancaires. PayPal permet d'envoyer de l'argent à toute personne possédant une adresse email dans plus d'une cinquantaine de pays dans le monde. Il y a actuellement plus de 100 millions de comptes PayPal en service.
La justice américaine prudente sur les contenus |
La justice s'était déjà intéressée, à la demande du gouvernement américain, au géant de l'informatique Google, lui demandant de fournir les adresses de sites Internet visités par les utilisateurs de son moteur de recherche. L'objectif du gouvernement était de défendre le bien-fondé d'une loi fédérale de 1998 destinée à protéger les enfants des contenus pornographiques accessibles en ligne. Il entendait obtenir l'ensemble des recherches effectuées sur deux mois pour aider à la création de filtres bloquant l'accès à certains sites, afin de les intégrer dans une nouvelle loi. La précédente avait été jugée inconstitutionnelle car trop étendue dans ses dispositions. A la suite des protestations de Google et de plusieurs associations de défense des libertés civiques, le gouvernement avait revu ses demandes à la baisse et ne demandait plus que 50 000 adresses Internet figurant dans la mémoire du moteur de recherche et 5 000 mots clés utilisés par les internautes pour accéder à ces sites. Le ministère de la Justice avait demandé des renseignements identiques à d'autres moteurs de recherche comme MSN, AOL et Yahoo! qui, selon la presse américaine, avaient obtempéré. |
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