Le .eu s'ouvre aux particuliers

le 05 avril 2006 à 15h55 , mis à jour le 05 avril 2006 à 16h05

Après la mise à disposition pour les organismes publics et les entreprises, les particuliers pourront faire une demande d'obtention du .eu dès vendredi matin. Il en coûtera entre 12 et 100 euros par an. La règle du premier arrivé, premier servi s'appliquera.

TF1 / LCI Homepage EURID © TF1

Le .eu s'ouvre au grand public. Après la ruée des organismes publics et des entreprises cet hiver, les particuliers pourront, à partir de vendredi, prétendre à leur tour aux très convoités noms de domaines en ".eu" sur Internet. Il leur en coûtera entre 12 et 100 euros par an. Toutefois, ce n'est pas parce qu'un particulier s'enregistre dès vendredi qu'il est assuré de remporter la précieuse appellation, car c'est la règle du "premier arrivé, premier servi" qui s'appliquera, et ce au dix millièmes de seconde près.

Eurid gèrera le .eu jusqu'en 2010

Eurid, l'organisation chargée par l'Union européenne de gérer cette extension jusqu'en 2010, s'attend à un afflux de demandes massif. "Personne ne sait actuellement combien de noms de domaines seront enregistrés ce vendredi, mais l'intérêt pour le .eu est tel que nous nous attendons à recevoir plusieurs centaines de milliers de demandes", juge Marc Van Wesemael, le directeur général d'Eurid. A partir de vendredi 11h00, toute personne européenne ou résidant dans un des 25 pays de l'Union Européenne pourra donc faire enregistrer un site web ou une adresse de courrier électronique en .eu. "La ruée vers le .eu confirme le grand succès et l'attractivité de cette extension", relève un porte-parole de la Commission européenne, qui ambitionne d'atteindre le million de noms de domaine en ".eu" d'ici à la fin de l'année.

Un processus d'enregistrement simplifié

Alors que le processus d'enregistrement était jugé un peu compliqué lors des deux premières phases, il sera, selon Eurid, beaucoup plus "simple et clair" pour les particuliers, les clubs ou les associations, qui n'auront guère à se préoccuper de l'existence de droits antérieurs. Eurid n'acceptant pas les demandes directes, les particuliers doivent s'adresser à l'un des 1 500 bureaux d'enregistrement accrédités dans le monde, qui feront parvenir à Eurid la demande via internet.

Les deux premières phases couronnées de succès

L'ouverture du .eu l'hiver dernier aux entreprises ou institutions européennes a connu un réel succès. 335 000 demandes ont été recensées en moins de quatre mois, mais seules 52 000 ont été acceptées à ce jour. Et sur ce chiffre, seulement la moitié sont actives actuellement. Tandis que 180 000 demandes sont encore en cours d'examen, quelque 100 000 ont été rejetées ou ont expiré, faute de l'envoi à temps des documents nécessaires.

La Commission européenne avait accordé la primeur aux organismes publics, aux marques déposées, puis aux détenteurs de "droits antérieurs", comme les noms de sociétés ou encore les titres d'oeuvres littéraires. Le but des deux phases initiales visait à limiter le "cybersquatting", une pratique qui consiste à acheter des adresses en vue de les revendre à des prix faramineux.

En terme de pays, c'est l'Allemagne, déjà titulaire de 9,7 millions de ".de", qui a déposé le plus grand nombre de demandes (28,6%). Etonnamment, ce sont les Pays-Bas qui occupent la 2e place (16,6%), devant la France (11%).

le 05 avril 2006 à 15:55
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles High-Tech
  

1 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Michel Chenu, le 10/04/2006 à 19h56

    Rien de surprenant dans le fait que les pays bas soit devenus expert en dépots de noms de domaines .eu, il y a dans ce pays une foultitude des sociétées de cybersquatting qui n'ont eu aucun scrupule a déposer des noms protégés tels que paris.eu ou autre en déposant des fausses marques commerciales basées sur les noms pillés incluants des signes de ponctuation interdits sur les dns et que la charte eurid trop bienveillante permet de remplacer par un point, un tiret ou rien !!! voila que comment le propriètaire de la fausse marque bidon par@is devient par abus légal propriétaire de paris.eu qui ne manquera pas d'être revendu a grand frais aux vrais ayant droits... Pour les noms moins recherchés tel l'ensembles des villes moyennes européennes ou les petites et moyennes entreprises, certains registars de ces mêmes pays bas, hollande, belgique... ont tout simplement reservé leur bande passante et leur accès au démarrage du landrush a l'enregistrement de .eu automatisés avec des bases de données préparées, ceci au detriment des clients et des autre registars qui ont joué le jeu... dans les deux cas d'enregistrement, tant pour la période de sunrise que celle de landrush certains registars de certains pays protégés par leur législation bienveillante concernant la propriété, ce sont malhonnetement comportés... les adresses ainsi injustement (bien que légalement) volées ne peuvent malheureusement être réatribuées par l'eurid...

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience