
Les députés UMP, Alain Suguenot et Bernard Carayon, ont exprimé lundi dans deux communiqués distincts leur mécontentement ou circonspection quant à l'évolution du débat au Parlement sur le très contesté projet de loi sur le droit d'auteur.
Alain Suguenot "regrette la décision de réunir une Commission mixte paritaire (CMP)" car "il souhaitait une deuxième lecture à l'Assemblée nationale".
"Retour en arrière"
Le député de Côte d'Or avait été à l'origine d'une fronde au sein de l'UMP contre le texte en décembre. Il avait présenté un amendement ouvrant la voie à la licence globale (téléchargement légal contre rémunération forfaitaire). Son amendement ainsi qu'un amendement PS identique avaient été adoptés contre toute attente obligeant le gouvernement à le faire retirer par la suite.
"Les technologies portées par ce texte constituent un véritable retour en arrière alors que les formidables progrès techniques de ces 50 dernières années avaient donné un immense espoir à tous", affirme-t-il. "Une autre conséquence dramatique de l'adoption de ce texte est économique (...) nous avons anéanti le droit à l'interopérabilité (possibilité de lire une oeuvre sur le support de son choix, ndlr)", ajoute-t-il.
Carayon incertain
De son côté, Bernard Carayon, député du Tarn, souligne qu'une réunion le 14 juin entre l'UMP et le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, lui "a fait penser que peut-être enfin la raison l'avait emporté sur les pressions".
Il évoque des "assurances données" sur le rôle de l'Autorité des mesures techniques et "les logiciels destinés au travail collaboratif" mais regrette que "ni la rédaction de l'article 7 concernant l'interopérabilité, ni l'évidente nécessité de préserver le droit à la publication du code source des logiciels libres n'ont été évoqués".
Il indique attendre de connaître le "texte définitif de l'UMP pour la CMP du 22 juin" pour décider de son vote sur le projet de loi.
Le Sénat, qui a adopté le texte le 11 mai, a notablement modifié la version qui avait été votée en première lecture le 21 mars à l'Assemblée en particulier sur l'interopérabilité. L'urgence a été déclarée sur ce texte (une lecture par assemblée)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




