20 septembre - A la rentrée, le fournisseur d’accès Free propose un abonnement ADSL haut-débit à 30€. 9Telecom suit rapidement, mais le reste de la concurrence garde ses tarifs élevés. Le haut-débit se démocratise, plus d’un million de Français y sont abonnés. © INTERNEDepuis plusieurs semaines, la question de la "neutralité d'internet" déchaînait les passions outre-Atlantique. Derrière cette expression, un principe cher aux yeux des plus gros sites, mais aussi à ceux de Vinton Cerf, l'un des inventeurs d'internet : il garantit une égalité de traitement envers les sites aussi bien dans la diffusion que dans la réception de contenus. Une petite page perso ou un site très fréquenté et distribuant des fichiers volumineux doivent être également traités par les opérateurs chargés de faire transiter ces contenus, estiment les partisans de la neutralité d'internet. Sans ce principe, on aboutirait à la création d'un internet à péage, craignent-ils.
La question était d'autant plus importante qu'elle était l'objet d'un amendement déposé auprès de la chambre des représentants du Parlement américain par le démocrate Ed Markey. Seulement, malgré un lobbying intensif des démocrates, mais aussi de Google, eBay ou Amazon, l'amendement a été rejeté, par 269 voix contre 152.
Pour les défenseurs de la neutralité, c'est la porte ouverte à l'internet à péage, donc : "les prochains Sergey Brin (co-fondateur de Google), les prochains Marc Andreessens (fondateur de Netscape) devront payer des redevances aux fournisseurs d'accès", a-t-il déploré.
Le projet de loi doit encore être adopté par le Sénat. Ed Markey veut continuer à se battre, "pôur un internet ouvert et non discriminatoire, parce que l'avenir de notre pays en dépend, littéralement, dans la mesure où les emplois de demain dépendront de la capacité de tous les inventeurs, innovateurs et rêveurs à trouver une voie d'accès à l'autoroute de l'information".
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