© INTERNEKazaa, l'un des logiciels de peer-to-peer les célèbres, a retourné sa veste et marchera désormais main dans la main avec les maisons de disques. L'IFPI (Fédération internationale de l'industrie phonographique) et la RIAA (syndicats des majors du disque) l'ont annoncé jeudi dans un communiqué commun.
115 millions de dollars
"Les grandes compagnies d'édition musicale sont parvenues à un accord à l'amiable avec les opérateurs du site de peer-to-peer Kazaa", affirme le communiqué. Selon cet accord, Sharman Networks, propriétaire de Kazaa, va verser 115 millions de dollars aux maisons de disques qui ont entrepris des actions judiciaires à son encontre, "en compensation" du préjudice qu'elles ont subi.
L'accord prévoit également la transformation de Kazaa en site légal, "pour donner un usage légitime à sa puissante technologie de distribution". Ceci se fera par l'installation de filtres avec mots-clés dont le but est de barrer les fichiers illégaux. Cette dernière solution avait été imposée en novembre par la justice australienne à Sharman Networks.
Victoire symbolique
C'est ainsi la fin d'un long feuilleton judiciaire, qui avait vu Kazaa poursuivi en Australie, mais aussi à Taïwan, en Corée, et auprès de la Cour Suprême des Etats-Unis. L'IFPI estime qu'il s'agit là de la meilleure solution "pour l'industrie du disque et pour les consommateurs. Tout le monde en sort gagnant".
Cette victoire est surtout symbolique : cela fait déjà quelques temps que les internautes ont délaissé Kazaa au profit de logiciels plus discrets ou plus performants.
Retour MYTF1






