© INTERNELignes téléphoniques souvent saturées, routes partiellement ou entièrement détruites par les bombardements, et malgré tout, des Libanais et des Israéliens continuent de communiquer. Réfugiés là où ils le peuvent, les blogueurs traversent la ligne de front via le net pour échanger leurs "impressions" sur cette guerre.
Si le dialogue entre les blogueurs israéliens et libanais existe depuis longtemps, il prend une toute autre dimension depuis le déclenchement de l'offensive israélienne le 12 juillet dernier. Pour se comprendre, les correspondants en langue hébraïque et arabe recourent à l'anglais.
Angoisses communes
Les tons varient : il y a des insultes, certes, mais surtout de l'amertume, de la peur ou du désespoir. Et ce quel que soit le côté de la frontière où ont été écrites les quelques lignes de ces journaux intimes.
Le 16 juillet un internaute libanais écrit : "il y a une semaine j'ai pleuré car mon équipe favorite avait perdu au Mondial. Maintenant, je donnerais n'importe quoi pour revenir en arrière et ressentir le même désarroi en regardant un match de foot".
Un jeune israélien se confie : "cette nuit encore je n'ai pas pu dormir. J'avais trop peur d'entendre cette sirène qui nous rappelle que l'on peut mourir à tout instant. Ma seule once d'espoir, je la tire des nombreux messages que les lecteurs de mon blog m'envoient".
Une guerre plus "humaine"
Pour certains, le blog fait office d'exutoire. Pour d'autres, il permet d'informer le reste du monde de ce qu'ils vivent. Il annonce les évènements en direct sans passer par le filtre des médias. "J'entends les bombes au moment même où je vous parle", écrit ainsi un Libanais avant de fuir Beyrouth.
Le blog permet aussi aux internautes européens de voir la guerre sous un autre angle. Plus uniquement en terme de lignes téléphoniques saturées, routes détruites ou vies perdues.
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