© INTERNEJusqu'à présent, les internautes habitant dans des localités non dégroupées, en dehors des grands centres urbains, devaient passer automatiquement par l'abonnement France Télécom de 15 euros pour accéder à la Toile. 46% de la population française était ainsi pieds et poings liés avec l'opérateur historique. La situation va bientôt changer et France Télécom et ses concurrents préparent leurs offres.
Deux opérateurs, Free et Neuf, ont déjà lancé les leurs. Pour Free, ces offres sont "peu ou pas rentables", mais l'opérateur fait toutefois remarquer qu'il est présent depuis 2002 dans ces "zones oubliées", afin d'être "une alternative à France Télécom". A la fin juin, un peu plus de 27% des abonnés de l'opérateur provenaient de ces régions. La stratégie de Neuf, dont le réseau couvre près de 70% du territoire, est identique. Il s'agit de proposer une offre au niveau national et aussi de répondre à l'attente de la grande majorité des clients qui veulent quitter France Télécom.
Neuf joue la rentabilité, Free la fidelité
L'effort financier est important pour les deux opérateurs, puisque pour chaque abonné recruté dans ces zones, ils devront verser à France Télécom des frais de mise en service de 66 euros hors taxe et un abonnement mensuel de 22,40 euros hors taxe.
Côté consommateur, Free reste fidèle à son offre de 29,90 euros par mois tandis que Neuf, pour des services à peu près identiques, a préféré faire une offre à la fois "rentable pour la société" et "attractive pour l'internaute", en fixant un tarif légèrement supérieur à 34,90 euros. En comparaison, les tarifs les plus récents d'Orange (ex-Wanadoo) se situent entre 38 et 43 euros par mois, auxquels il faut ajouter le montant de l'abonnement.
Club Internet "se penche sur le dossier"
Les autres concurrents jouent la carte de la prudence, peut être par peur ne pas trouver l'équilibre et la rentabilité, face à ces contraintes pécuniaires prohibitives. Club Internet, "se penche sur le dossier", tandis qu'Alice n'a pas de projet dans un avenir proche. Quant à Tele2, actuellement en discussion pour la reprise de son activité fournisseur d'accès, il s'était retiré en 2004 de ces régions, en raison des conditions tarifaires de gros pratiquées par France Télécom.
Attaqué de toute part, France Télécom laisse entendre qu'il prépare pour "la fin de l'année" une série d'offres similaires, qui n'incluraient donc plus l'abonnement. L'opérateur historique a aussi dans les cartons des offres jouant la "convergence" entre téléphonie fixe et mobile, internet et la télévision, et misant sur "l'innovation". Affaire à suivre.
Photo : TF1 / LCI - archives
D'après AFP
Retour MYTF1





