Page d'accueil de Google Vidéo
Lancé en juin en Europe, Google Vidéo est la dernière aventure du moteur de recherche, sur un terrain déjà encombré par des acteurs importants. Mais Stephan Lechère, Responsable de la publication chez Google France, parle à peine de la concurrence : pour lui, la vidéo s'imbrique très bien dans la logique de développement de Google.
Avec Google vidéo, vous ne vous contentez pas d'indexer des contenus, mais vous vous proposez de les héberger. En quoi ce genre de services intéressait-il Google ?
Google a commencé à réfléchir à la vidéo il y a un an, a lancé le service en janvier aux Etats-Unis et l'étendre à sept pays d'Europe en juin dernier. L'idée est la même que pour le reste de nos services, et répond à la même vocation : organiser l'information et rendre facilement disponible tout type de contenus. Avec l'augmentation des débits, la réduction du prix de la bande passante, la croissance de l'équipement, la vidéo a commencé à s'installer dans les mœurs. Avec Google vidéo, nous construisons un index des vidéos disponibles, constituons des mines de savoir thématiques. Le fait d'héberger les vidéos est complémentaire. Il s'agit de donner accès à des contenus qui ne sont pas accessibles sur les médias traditionnels. Et de permettre à ces contenus d'être diffusés afin qu'ils puissent être vu. On crée ainsi un nouveau média, on aide son émergence, et on met tout le monde sur le même plan...
Vous avez pourtant dès le début mis en avant des partenariats. Est-ce important pour vous ?
Nous sommes fiers de pouvoir travailler avec des partenaires aussi prestigieux que l'Institut National de l'Audiovisuel (INA) ou certains des acteurs les plus importants de la VOD (Video on Demand) en France. Mais nous travaillons aussi avec les vidéastes amateurs, nous voulons juste être les plus exhaustifs possibles, et enrichir l'expérience utilisateur. C'est pour cela que Google Vidéo ne se contente pas d'être un moteur de recherche.
Le marché de la vidéo sur internet semble bien encombré. Quel modèle économique imaginez-vous pour un tel service, moins évident pour le placement de "Google Ads" ?
Nous n'avons aucune religion en ce moment concernant le modèle économique. Nous ne savons pas ce qui va marcher, et nous sommes en train de tester beaucoup de choses aux Etats-Unis. Certaines vidéos peuvent être par exemple payantes, à un prix décidé par le producteur du contenu. Elles peuvent être gratuites mais intégrer des insertions publicitaires. Un animateur de talk-show américain, Charlie Rose, est notre meilleur testeur : il met en ligne toutes ses émissions et a du expérimenter tous les modes de commercialisation possible...
Mais nous avons aussi lancé cette semaine un nouveau modèle de publicités AdSense : sur un site, des vidéos sont affichées, qui ne sont lancées que si l'internaute clique. Et leur contenu est choisi en fonction du contenu du site. C'est une de nos expériences.
Comment luttez vous contre la mise en ligne de contenus protégés ou illicites ? C'est aujourd'hui l'un des grands enjeux de la vidéo en ligne.
Nous prenons tout cela très au sérieux : tout internaute mettant en ligne un produit doit attester qu'il est en conformité avec le droit. Ce n'est qu'une barrière symbolique, donc nous veillons, et dès que nous repérons un contenu douteux nous le supprimons, et pouvons interdire à un utilisateur de mettre en ligne des vidéos s'il enfreint plusieurs fois nos règles.
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