L'entrée de bureaux de Hewlett-Packard. © LCIDes membres de son Conseil d'administration, des journalistes, et peut-être plus encore... Hewlett-Packard (HP) a admis aujourd'hui que des enquêteurs privés qu'elle avait embauchés avaient espionné illégalement plusieurs personnes plus ou moins liées à des fuites datant de la fin 2005. Le parquet de l'Etat de Californie a ouvert une enquête sur le sujet.
Tout remonte à une réunion de son Conseil d'administration de la fin 2005, d'où certaines informations ont fui. HP a alors embauché des enquêteurs privés pour remonter à la source de la fuite. Seulement, ceux-ci se seraient fait passer pour des membres de ce conseil afin d'obtenir les journaux d'appels des participants à la réunion. Par excès de zèle, ils auraient également obtenu les journaux d'appels et l'enregistrement des conversations de nombreux journalistes ayant évoqué la réunion dans leurs articles. Parmi eux, des reporters du New York Times, de CNet ou du Wall Street Journal.
Le responsable de la fuite ne démissionne pas
L'enquête a réussi à montrer que les fuites venaient effectivement d'un des membres du conseil d'administration, George Keyworth, qui a refusé de démissionner. Un autre a en revanche rendu son mandat afin de protester contre ces méthodes : Tom Perkins a ainsi donné naissance au scandale qui abouti à l'enquête actuelle.
Hewlett-Packard, forcé de reconnaître l'existence de ces écoutes, s'est dit "horrifié que les enregistrements de journalistes aient été obtenus sans leur autorisation". La firme a en revanche refusé de préciser qui étaient les enquêteurs à blâmer.
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