Jetons de poker © DRJusqu'ici, les sites proposant des jeux d'argent en ligne bénéficiaient d'une relative ambiguïté quant à leur statut légal : même s'ils étaient interdits dans un pays, il pouvaient y exercer en opérant depuis une région où la législation était plus douce. Ainsi, la plupart des entreprises de ce genre sont basées en Grande-Bretagne, mais attirent des joueurs du monde entier.
Les Etats-Unis ont trouvé une parade à ce flou législatif : le Sénat américain a voté une loi le week-end dernier, qui interdit à des établissements bancaires d'effectuer des virements correspondant à des jeux en ligne. Les internautes pourront jouer, mais ne pourront toucher leur gain, et le marché sera fermé de facto à ce genre de sites.
Chute monstre à la Bourse de Londres
Lundi, les sociétés de jeux d'argent ont perdu la moitié de leur valeur à la Bourse de Londres : PartyGaming a perdu 62%, SportingBet 73%, par exemple. Il faut dire qu'avec cette loi disparaît un grand pan de leur clientèle. Toutes réalisent plus de 60% de leur chiffre d'affaires aux Etats-Unis. Or, elles ont annoncé qu'ils cesseraient leurs activités outre-Atlantique dès que le président George Bush aura ratifié la loi, d'ici deux semaines.
Le secteur a cependant pris les devants : la loi, approuvée par la chambre des représentants il y a déjà quelque mois, était en suspens au Sénat. Les sociétés ont donc commencé à développer leur activité hors des Etats-Unis.
Richard Carter, analyste pour Numis Securities croit ainsi au repositionnement hors Etats-Unis des groupes, même "s'ils vont devoir changer d'échelle". Il estime que la nouvelle loi "clarifie la situation" et pense que la chute brutale des titres lundi pourrait intéresser les investisseurs. "C'est pendant les crises qu'on fait les meilleurs investissements", note-t-il.
Le rachat du N°1 des jeux de hasard au Etats-Unis est un des sujets abordés mardi 3 octobre dans la Chronique de l'Economie que vous pourrez retrouver en cliquant ici |
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Le rachat du N°1 des jeux de hasard au Etats-Unis est un des sujets abordés mardi 3 octobre dans la Chronique de l'Economie 




