SpiralFrog, mort avant la naissance ?

Par Christophe ABRIC, le 25 janvier 2007 à 11h24 , mis à jour le 25 janvier 2007 à 12h30

La société qui voulait proposer de la musique gratuite financée par la publicité est mal en point.

Spiral Frog, site de musique gratuite financé par la publicité tf1 lciSpiral Frog, site de musique gratuite financé par la publicité

Il y a quelques mois, une société promettait de bouleverser le marché de la musique en ligne. Associée à la major Universal Music, Spiral Frog promettait d'offrir de la musique gratuite et légale aux internautes, en la finançant par la publicité. Le lancement du service devait avoir lieu avant la fin 2006. Ce délai est non seulement dépassé, mais SpiralFrog semble connaître bien plus qu'un petit retard à l'allumage.

Fin décembre, Robin Kent, PDG de Spiral Frog, a été licencié lors d'une réunion du conseil d'administration de la société. Aussitôt, trois autres dirigeants de l'entreprise, parmi ceux qui disposaient des liens les plus solides avec l'industrie musicale, démissionnaient. Deux autres ont suivi, ainsi que des membres du conseil d'administration. Fin janvier, Spiral Frog n'était plus dans ses locaux habituels, et aucun de ses employés restants n'était joignable.

Un modèle peu séduisant

Grâce à son accord avec Universal Music, SpiralFrog semblait bien partie. Mais en quelques mois, elle n'avait pas réussi à obtenir l'accord des autres majors. Et les doutes subsistaient quant au pouvoir de séduction de son modèle.

Après s'être inscrits, les internautes pouvaient télécharger les morceaux qu'ils désiraient, après avoir regardé ou écouté une publicité d'au moins une minute. Les morceaux ainsi 'acquis' étaient protégés par DRM (mesures de protection technique), écoutables sur un seul PC et transférables sur un téléphone. Les internautes devaient également se reconnecter au service au moins une fois par mois pour renouveler leur licence.

D'autres services similaires en route

Autant dire que le modèle semblait bien contraignant, sans avoir la puissance de son catalogue, Sprial Frog n'ayant qu'une maison de disque pour les soutenir.

L'agonie de cette société ne signifie pas pour autant que le modèle du téléchargement financé par la publicité soit abandonné. D'autres sociétés aux Etats-Unis travaillent à des services équivalents. Mais les difficultés de SpiralFrog ne les aideront probablement pas à vendre leur idée.

Par Christophe ABRIC le 25 janvier 2007 à 11:24
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