Des pédophiles dans Second Life

Par , le 09 mai 2007 à 18h09 , mis à jour le 09 mai 2007 à 18h48

Selon la BBC, l'univers virtuel fait actuellement l'objet d'une enquête de la police allemande. Des images de pornographie enfantine y seraient échangées.

Un casino dans Second LifeUn casino dans Second Life © LCI / Second Life

Police et justice s'intéressent depuis un moment à l'univers Second Life : fraude fiscale, jeu illégal et même "viols" virtuels ont déjà attiré l'attention des autorités du monde entier. Un reportage réalisé par une émission d'informations allemande, Report Mainz, vient maintenant de mettre au jour l'existence d'un groupe d'échange de photos pédophiles dont les membres paieraient également pour des relations sexuelles avec des enfants virtuels.

L'auteur de reportage y révèle qu'on lui a demandé de payer pour participer à des rencontres où de la pornographie enfantine, réelle et virtuelle, était montrée. Les membres de ce groupe lui ont également proposé de le mettre en contact avec d'autres personnes échangeant du contenu pornographique impliquant des enfants.

La police allemande prend l'affaire très au sérieux et tente d'identifier les membres de Second Life impliqués dans cette affaire. Selon la BBC, les renseignements recueillis pour le besoin du reportage ont été transmis au bureau du procureur à Halle, qui souhaite mettre la main sans tarder sur l'utilisateur de Second Life qui a partagé des photos. Le procureur dit s'attendre à une arrestation prochaine.

Des millions d'utilisateurs

Second Life est un monde virtuel dans lequel les membres se créent un "avatar" et l'utilisent pour vivre une vie toute aussi virtuelle par personnage interposé. Selon une étude récente, le jeu attire des centaines de milliers de joueurs du monde entier, en particulier près de 800 000 européens. L'Europe est même la première zone géographique des visiteurs du jeu. Parmi les pays du Vieux continent, c'est l'Allemagne qui arrive en tête avec ses 209 000 joueurs. La France, qui en compte moitié moins, se place en deuxième position, devant le Royaume-Uni.

Linden Lab, la société qui a créé Second Life, cherche à soigner son image auprès des autorités. Après avoir collaboré avec le FBI qui enquêtait sur ses casinos virtuels, elle a indiqué à la justice allemande qu'elle collaborerait à l'identification des utilisateurs dans l'illégalité. Si les faits sont avérés, ils risqueront alors jusqu'à trois ans de prison.

Par Olivier Levard le 09 mai 2007 à 18:09
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4 Commentaires

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  • Vincent, le 10/05/2007 à 19h56

    C'est terriblement honteux la responsabilité des owners de chaque sim devrait etre prise en compte il devrait etre responsable devant la loi ainsi que linden lab

  • Fabien, le 10/05/2007 à 18h08

    Irène > sur le beaucoup de dégats c'est une phénomène assez marginal quand même faut pas exagérer, et la protectione st du ressort des parents. Surtout que la majorité des cas est lié au milieu famillial. donc faire des fichiers etc je vois pas ce qu'on peut faire de plus actuellement, faut etre réaliste quand meme...

  • Tapie, le 09/05/2007 à 23h37

    De la prison virtuelle?? :o)

  • Irène, le 09/05/2007 à 21h03

    Il faut s'occuper sérieusement de TOUS ces malades. Les enfants doivent être protégés de ces individus dangereux ! La France et les pays européens doivent collaborer, mettre en place des fichiers et des mesures concrètes efficaces. Tout doit être mis en oeuvre pour les empêcher de nuire car ils font beaucoup de dégâts !

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