Un casino dans Second Life © LCI / Second LifePolice et justice s'intéressent depuis un moment à l'univers Second Life : fraude fiscale, jeu illégal et même "viols" virtuels ont déjà attiré l'attention des autorités du monde entier. Un reportage réalisé par une émission d'informations allemande, Report Mainz, vient maintenant de mettre au jour l'existence d'un groupe d'échange de photos pédophiles dont les membres paieraient également pour des relations sexuelles avec des enfants virtuels.
L'auteur de reportage y révèle qu'on lui a demandé de payer pour participer à des rencontres où de la pornographie enfantine, réelle et virtuelle, était montrée. Les membres de ce groupe lui ont également proposé de le mettre en contact avec d'autres personnes échangeant du contenu pornographique impliquant des enfants.
La police allemande prend l'affaire très au sérieux et tente d'identifier les membres de Second Life impliqués dans cette affaire. Selon la BBC, les renseignements recueillis pour le besoin du reportage ont été transmis au bureau du procureur à Halle, qui souhaite mettre la main sans tarder sur l'utilisateur de Second Life qui a partagé des photos. Le procureur dit s'attendre à une arrestation prochaine.
Des millions d'utilisateurs
Second Life est un monde virtuel dans lequel les membres se créent un "avatar" et l'utilisent pour vivre une vie toute aussi virtuelle par personnage interposé. Selon une étude récente, le jeu attire des centaines de milliers de joueurs du monde entier, en particulier près de 800 000 européens. L'Europe est même la première zone géographique des visiteurs du jeu. Parmi les pays du Vieux continent, c'est l'Allemagne qui arrive en tête avec ses 209 000 joueurs. La France, qui en compte moitié moins, se place en deuxième position, devant le Royaume-Uni.
Linden Lab, la société qui a créé Second Life, cherche à soigner son image auprès des autorités. Après avoir collaboré avec le FBI qui enquêtait sur ses casinos virtuels, elle a indiqué à la justice allemande qu'elle collaborerait à l'identification des utilisateurs dans l'illégalité. Si les faits sont avérés, ils risqueront alors jusqu'à trois ans de prison.
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