
A peine lancé, iTunes Plus déclenche la polémique. Le nouveau service de téléchargement d'Apple permet d'acquérir des fichiers sans DRM, c'est-à-dire sans dispositif anticopie. Surprise : lorsque l'internaute télécharge un fichier et l'ouvre dans un éditeur de texte, comme Word - au lieu d'un lecteur musical - il peut constater que son nom, prénom et même son mail sont inscrits en toutes lettres au sein du fichier. A aucun moment lors de l'inscription ou du téléchargement d'un fichier, Apple ne prévient l'internaute de la présence de ces informations dans les fichiers.
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Dans ce fichier, Bohemian Rhapsody de Queen, téléchargé via iTunes Plus, le nom et le mail de l'internaute apparaissent. |
La pratique pose d'autant plus problème que ces fichiers musicaux - vendus plus chers - n'intègrent pas de protection numérique et sont donc implicitement vierges de toute information sur leur acheteur. Les conséquences? Toute personne récupérant un fichier à la suite d'une copie auprès d'un tiers peut savoir qui l'a téléchargé en premier lieu.
Imaginons qu'un internaute mette un tel fichier à la disposition d'autres internautes - ce qui est illégal - via un logiciel de peer-to-peer, par exemple. Il suffit de consulter le fichier pour remonter jusqu'à lui, l'identifier, et lui adresser un avertissement au moyen de son mail. S'agit-il d'une maladresse ou d'une volonté délibéré par Apple et les maisons de disque de traquer ceux qui mettent à la disposition de tous, illégalement, leurs fichiers? Contacté par LCI.fr, le groupe Apple n'a pour l'instant pas souhaité réagir. Pour rappel, Apple et EMI ont passé un accord en avril afin de proposer sur iTunes le catalogue de la maison de disques britannique sans DRM. Chaque titre issu de ce label est proposé sans protection et en qualité sonore supérieure au prix de 1,29 euro. Une disposition qui permet de copier et transférer librement la musique achetée vers n'importe quel baladeur, quelque soit sa marque.
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