Le site du ministère de l'IntérieurInternet attire l'attention ces derniers temps pour l'impressionnante quantité de crimes et délits qui s'y déroulent : jeu illégal, arnaques, échanges de photos à caractère pédophile... Le Web va bientôt se mettre cette fois du coté des redresseurs de torts : il sera possible de se rendre dans un commissariat virtuel pour porter plainte via Internet.
Le Figaro l'annonce ce matin: "La cyberplainte sera l'une des mesures phares de la future loi d'orientation pour la sécurité intérieure, dite Lopsi 2, en cours d'élaboration au ministère de l'Intérieur, mais aussi à la Justice".
Limitation aux plaintes contre X
La procédure devrait être simple puisque les internautes n'auront qu'à se rendre sur un site Web qui tiendra lieu de "commissariat virtuel". La description du grief de la victime se fera au moyen de cases à cocher. Le Figaro explique que cette "déclaration de plainte sur Internet concernera les délits mineurs" et impliquera "une refonte du Code de procédure pénale". Le quotidien cite un expert de l'Institut national des hautes études de sécurité (INHES) qui évalue le "potentiel de cyberplaintes" à "plusieurs centaines de milliers de faits par an".
Plusieurs millions d'euros ont déjà été débloqués par le ministère de l'Intérieur pour mener à bien ce projet qui pourrait susciter la colère des défenseurs de la vie privée s'il tourne à une "e-délation" généralisée. Pour l'éviter, seuls les plaintes contre X seraient admises sur le Net. Elles ne constitueront d'ailleurs pas des plaintes en bonne et due forme mais une première étape qui simplifiera le travail de la police et la gendarmerie. Les internautes seront en effet invités dans un deuxième temps à confirmer leurs dires dans un commissariat bien réel.
D'autres pays comme la Belgique et ou le Luxembourg proposent des procédures similaires. En Espagne, la mise en place d'un tel système avait dans un premier temps provoqué une explosion des plaintes. Pour mieux s'y préparer, Le Figaro indique qu'une équipe de policiers est partie cette semaine dans la pénisule pour mieux mesurer l'impact de ce nouveau commissariat 2.0.
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