Le jeu Terminator © DRSouvenez-vous. Nous sommes en 1984, Arnold Schwarzenegger est le "Terminator". Cyborg venu du futur, il menace ses victimes en leur assenant son mythique "I'll be back" ("Je reviendrais"). Vingt ans ont passé et l'acteur bourrin est devenu gouverneur de l'état de Californie, le plus riche des Etats-Unis. Il a dans l'opération enrichi son vocabulaire. Pour preuve, ce qu'il vient de répondre aux éditeurs de jeux vidéos qui ont fait invalider sa loi contre les titres violents : "Je défendrai cette loi bec et ongles et ferai appel au prochain degré de juridiction".
Contrairement à son personnage de muscles et de métal, Arnold version "homme politique" prend même le temps de s'expliquer. "J'ai signé ce texte pour m'assurer que les parents s'investissent dans le choix de jeux adaptés à leurs enfants" explique Schwarzy, qui fait œuvre de pédagogie : "Cette loi aurait permis de labelliser clairement les jeux vidéo violents et d'interdire leur ventes aux mineurs. Beaucoup de ces jeux étant fait pour des adultes".
"Aucune preuve"
Quelques heures auparavant, la cour constitutionnelle californienne invalidait la loi proposée par l'ancien acteur. Le juge Ronald White avait dans un premier temps bloqué la mise en application de la loi votée en octobre 2005. Il s'explique maintenant sur la mise au ban pure et simple du texte.
"Aucune preuve n'établit que les jeux vidéos, de par leur nature interactive, sont plus préjudiciables que la violence des programmes, télévisés, des films, des sites Internet ou de l'exposition à tout autre discours" justifie le juge dans son arrêt.
Plutôt ironique lorsqu'on pense aux films riches en hémoglobine de Schwarzenegger célébrés par des générations d'adolescents comme Terminator, Predator, Total Recall ou Conan le Barbare. La référence a du en tout cas amuser les éditeurs et marchands de jeux vidéos qui avaient attaqué la loi pour défendre leur gâteau annuel de 31 milliards de dollars (Plus de 20 milliards d'euros). Qu'ils ne se réjouissent pas trop vite, Arnold reviendra.
| Les jeunes aiment les jeux violents, Take Two l'a bien compris |
Nous vous l'avons relaté sur LCI.fr (Voir notre article), le feuilleton autour de Manhunt 2, le jeu le plus violent de l'année n'est pas terminé. Son éditeur, Take Two interactive vient de faire appel de son interdiction totale sur le territoire britannique. Une enquête réalisée de l'autre côté de l'Atlantique pourrait convaincre Take Two de persister dans sa politique d'édition de jeux violents. Une équipe américaine issue de divers établissements médicaux y évoque le fait que la plupart des joueurs mineurs sont attirés par des titres qui leur sont interdits. Publiée dans le Journal of Adolescent Health, elle porte sur le comportement de pré-adolescents âgés de 12 à 14 ans face aux jeux vidéo. Elle révèle que deux tiers des garçons âgés de 12 à 14 ans et un quart des filles du même âge ont joué de façon régulière ces six derniers mois à des jeux vidéo déconseillés voire interdits aux moins de 17 ans. Plus de la moitié des garçons sont d'accord pour dire qu'ils "jouent car ils aiment les armes". D'autre part, 60% d'entre eux avouent être sur la console "parce qu'ils n'ont rien d'autre à faire". Les autres jouent principalement pour évacuer leur colère et leur stress. Pour la codirectrice du Center for Mental Health and Media, les jeux vidéo ne seraient pas la cause de la violence des adolescents aux Etats-Unis. "Comme jouer à des jeux vidéo violents est devenu tellement commun et comme la délinquance juvénile est actuellement en baisse, la plupart des enfants qui jouent régulièrement doivent sûrement aller très bien" précise Cheryl Olson. Avec RelaxNews |
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