Manifestation à Rangoun, le 28 septembre 2007 © TF1/LCIVendredi, malgré les interdictions, le mouvement de protestation contre la junte militaire s'est poursuivi en Birmanie, notamment à Rangoun, mais aussi à Mandalay, la deuxième ville du pays -à noter que pour la junte, il n'y avait que 120 personnes dans les rues de la capitale... Selon le dernier bilan officiel, les affrontements entre les manifestants et l'armée ont fait au moins 13 morts depuis mercredi, dont un journaliste japonais. Un chiffre qui pourrait en fait être bien plus élevé, affirme l'ambassadeur australien sur place.
Pour mieux contrôler les informations qui filtrent à l'étranger via Internet, les généraux, qui ont déjà limité l'obtention des visas pour entrer dans le pays, ont également coupé la principale liaison au réseau. Officiellement, il s'agit d'une panne attribuée à un problème de "câble sous-marin endommagé".
Les pressions exercées par la dictature ont également contraint plusieurs groupes de presse privés à suspendre leurs publications. La distribution des journaux est aussi devenue quasiment impossible. Depuis le début de la crise, les autorités ont durci leur attitude vis-à-vis des journalistes locaux qui font quotidiennement l'objet de menaces et de tentatives d'intimidation, selon des organisations de défense de la liberté de la presse en Occident.
Sur le plan diplomatique, l'émissaire de l'ONU pour la Birmanie, Ibrahim Gambari, est arrivé vendredi à Singapour d'où il devait repartir pour Rangoun, qu'il devrait atteindre samedi. Une session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme sur la situation se tiendra également mardi prochain à Genève. De leur côté, le président américain George W. Bush et le remier ministre britannique Gordon Brown ont à nouveau réclamé vendredi, lors d'une téléconférence, que la junte cesse de réprimer par la force les manifestations. Vladimir Poutine juge pour sa part des sanctions "prématurées".
Un site de photos sur la situation en Birmanie
D'après agence
Retour MYTF1






