© AFP/Thomas CoexIls s'appellent series.tv.french, documentaries.french, movies.divx.french ou encore cartoons.french. Il sont ce qu'on appelle des newsgroups : les survivants d'un procédé né dans les années 80 pour l'échange de messages électroniques. Ceux la sont plus particulièrement dédiés à la diffusion de films, séries et documentaires piratés en langue française. Principaux avantages : ils permettent de télécharger très rapidement, relativement discrètement, et bien sûr gratuitement ces fichiers contrefaits.
Tout ce qu'il faut pour s'attirer les foudres de la justice. Cette dernière vient donc d'intimer à Free l'ordre de boucler l'accès à 14 de ces newsgroups dits 'binaires" pour une durée préventive de 30 jours, suite à une requête "par voie d'urgence sans débat contradictoire". Le fournisseur d'accès a obtempéré. Selon nos confrères de PC Inpact, cette suspension fait suite à une demande de l'ALPA, l'association de lutte contre la piraterie audiovisuelle.
Choix cornélien
Les autres Fournisseur d'accès à Internet ont déjà coupé depuis belle lurette l'accès à ces forums controversés. En laissant la porte ouverte vers ces services sulfureux, Free se trouvait en plein choix cornélien.
D'une part, il récupérait des clients qui venaient chez lui précisément pour cet accès. D'autre part, Free prenait des risques juridiques et faisait concurrence à son propre service de vidéos à la demande et à ceux de ses partenaires qui commercialisent films et séries sur la Freebox. Cette fois, contre espèces sonnantes et trébuchantes. L'obligation pour Free de rentrer dans le rang - au moins temporairement - n'est donc qu'une demi défaite pour le fournisseur d'accès au lendemain du lancement de la mission contre le piratage (Voir notre article).
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