Les premiers utilisateurs du Wifi gratuit sont ravis © TF1/LCIL'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) va faire la synthèse des connaissances sur les rayonnements électromagnétiques, notamment pour le WiFi, à la demande des ministères de l'Ecologie et de la Santé. Le rapport portera notamment sur les technologies en cours de développement comme le WiFi ou la TMP (téléphonie mobile personnelle), a précisé l'Afsset. La saisie de l'Afsset, formulée "fin août", n'a pas encore été examinée par sa commission scientifique, et aucun calendrier n'est fixé.
Deux associations - Priartém et Agir pour l'environnement- se sont récemment inquiétées du développement du WiFi pour faciliter l'accès à internet dans les établissements scolaires. Le Criirem (Centre de recherche et d'informations indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques) a également mis en garde cet été contre des risques possibles provoqués par des téléphones mobiles hybrides GSM/WiFi portés contre la peau du visage ou tenus à la main.
Interrogations
Alors que les rayonnements GSM se situent dans des fréquences de 900 ou 1.800 mégahertz (Mhz), un terminal en mode WiFi "émet des ondes pulsées à 2.450 Mhz, la fréquence optimum pour agiter les molécules d'eau". D'où, selon Michèle Rivasi, présidente du Criirem, des interrogations sur son "impact sur l'eau présente dans la peau ou le liquide céphalo-rachidien qui baigne le cerveau".
Une étude de Supelec publiée en avril 2007 par l'Autorité de régulation des télécommunications (Arcep) recommandait notamment de positionner les points d'accès des équipements WiFi plus haut que la tête (2,10 m par exemple) "pour limiter l'exposition des personnes". Dans un rapport publié le 31 août, un groupe de travail international (Bioinitiative Working Group) a notamment "recommandé d'installer des liaisons avec fils, alternatives au WiFi, particulièrement dans les écoles et les librairies afin que les enfants ne soient pas soumis à des niveaux élevés de radiofréquences avant que les impacts sur la santé soient mieux compris".
"La recherche doit continuer pour définir quelles niveaux de radiofréquences liés aux nouvelles technologies sans fils sont acceptables", estiment ces chercheurs dont le Pr Lennart Hardell (Hôpital universitaire d'Orebro, Suède) et le Dr David Carpenter (Université d'Albany, Etats-Unis).
| 20 ans de GSM |
Le 7 septembre 1987 en effet, quinze opérateurs téléphoniques de 13 pays européens signaient un protocole d'accord sur la mise en œuvre d'un système paneuropéen de radiocommunication publique numérique, d'abord dans la bande des 900 MHz, puis dans celle des 1.800 MHz. GSM signifiait à l'origine "Groupe Spécial Mobile", avant de devenir plus internationalement "Global System for Mobile Communications". Le GSM, dont l'un des principaux concurrents est la norme américaine CDMA, est aujourd'hui la première norme de téléphonie mobile dans le monde, avec plus de 700 opérateurs et 2,5 milliards d'utilisateurs. Aujourd'hui, selon la GSMA, la famille GSM alimente environ 85% du marché du mobile, qui compte pour 1,6% de la richesse mondiale. Plus d'un milliard de nouveaux appareils sont achetés chaque année dans le monde, 7.000 milliards de minutes de conversations sont échangées, et 2.500 milliards de messages envoyés. |
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