Le site DailyMotion, le 19 octobre © DailyMotionQue des géants comme Microsoft, NBC Universal, CBS, Fox, Viacom, ou Walt Disney signent un accord pour la protection des droits d'auteurs sur le net, cela ne surprendra personne. Ce qui est plus étonnant c'est que des sites comme Dailymotion ou MySpace - souvent accusés de spolier les ayants droit - apposent leur signature au bas de la "charte de principes communs" signée jeudi par tout ce beau monde.
Dailymotion simple hébergeur, "une bonne fois pour toutes"
La Cour de cassation a définitivement blanchi jeudi Dailymotion, poursuivi pour avoir diffusé sans autorisation le film "Joyeux Noël". Ou quand la cour suprême française consacre pour la 1ère fois le statut d'hébergeur de la plate-forme vidéo.
Publié le 17/02/2011
Vidéos en ligne: Orange va prendre 49% de Dailymotion
L'opérateur est en négociations exclusives avec la plateforme française de vidéos sur internet. Objectif : acquérir 49% de son capital pour 58,8 millions d'euros, avec une option pour monter à 100% à partir de 2013.
Publié le 25/01/2011
Google lui même - propriétaire de YouTube, numéro un de la vidéo sur Internet avec - était en négociation sur ces "principes pour le respect des droits d'auteurs pour les contenus générés par les utilisateurs".
Il ne s'est finalement pas joint au groupe : Google est toujours en procès avec Viacom, qui lui réclame pas moins d'un milliard de dollars de dédommagements pour les clips pirates extraits notamment de ses émissions de télévision à succès. Des chaînes MTV ou Comedy Central, par exemple.
Plus de litiges, plus de procès
Après des années de conflits, sites communautaires et propriétaires de droit semblent disposés à enterrer la hache de guerre pour tirer parti - ensemble - du gigantesque marché qui s'est ouvert avec le développement d'Internet.
Les grands principesde la charte, que les signataires voudraient concrétiser d'ici la fin de l'année, doivent répondre à l'avalanche de litiges déclenchée par la diffusion de contenus sur le Web, en particulier la vidéo.
La charte prévoit notamment l'utilisation d'outils d'élimination des contenus illégaux envoyés par les internautes, mais aussi de blocage de ces contenus avant qu'ils soient publiés sur internet. Elle propose aussi que les sites adhérents ne soient plus poursuivis par les propriétaires de droits, même si des contenus pirates figurent encore sur leurs pages.
Repérage des contenus pirates
S'il n'a pas encore signé cette charte, Google emprunte aussi la voie de la pacification. Le groupe a annoncé cette semaine la mise en place d'un outil de repérage des contenus pirates sur son site YouTube, qui ne bloque pas leur diffusion au préalable mais avertit aussitôt les propriétaires de droits. Ces derniers peuvent alors choisir de ne rien faire, ou de faire retirer le clip pirate, ou encore de le laisser visible mais avec des publicités en contrepartie.
DailyMotion joue en plus la carte des accords bilatéraux. Le site français de partage de vidéos sur internet vient de signer un accord avec Canal+ et en vue d'une "meilleure protection des contenus" de la chaîne.
La technologie de Dailymotion permet d'empêcher la mise en ligne sur le site de vidéos protégées: il s'agit du "fingerprinting audio" et du "fingerprinting vidéo", une technologie de lutte contre le piratage vidéo créée par l'Ina (Institut national de l'audiovisuel) avec lequel Dailymotion vient de signer un partenariat (Voir notre article).
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